Date:26/9/17

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Phantom Of The Opera in Blue

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19/8/17 A First Nigt In The Desert

La vidéo filmée sur téléphone faisait quelque chose comme 4-6 minutes de long. Le début commençait plutôt shaky: on y devinait un bar, un comptoir, et une silhouette bleu nuit se hissant sur ce dernier avec une agilité féline. La musique se faisait enterrer par le brouhaha excité alors que les têtes se retournaient avec curiosité vers la grande ombre couleur nuit, se demandant ce que le grand woltarien à la chemise surprenament toujours bien ajustée malgré l'heure tardive et aux manches retroussées de cette façon devenue caractéristique du personnage foutait bien là. On le prenait pour un type assez timide, donc pas quelqu'un qui monterait sur le comptoir d'un bar vésénien plein à craquer.

Le zoom de la caméra se précisait rapidement, montrant Anthony Kira, bouteille vidée au trois-quart dans la main, ce large sourire charmeur qu'il commençait à faire connaître aux lèvres, l'air entièrement sobre et en pleine possession de lui malgré l'évidence du contraire. C'était là un drôle de mélange entre les personnalités du saxophoniste, celle naturellement discrète et celle plus imposante qu'il prenait sur scène.

L'image montrait ensuite la clientèle du bar, qui se mit à acclamer l'artiste en le reconnaissant, certains hurlant des compliments, d'autres des insultes (après tout ce qui s'était dit en lien avec la Reine du Rock, les avis étaient partagés, même si assez de temps s'était écoulé depuis), et d'autres criant simplement pour faire du bruit, ou bien réclamer un p'tit concert gratuit.

On ne voyait plus très bien le grand bleu, mais on pouvait deviner qu'il secouait la tête en rigolant. La caméra revenait ensuite vers lui, le montrant, bouteille à la gueule, en train d'en prendre une bonne rasade... puis de complètement la vider sous les encouragements de ce nouveau public assez saoul. Des cris suivis par des applaudissements de toutes sortes jaillirent de partout lorsque le woltarien retourna la bouteille pour montrer qu'elle était vide. Chante ! Chante ! Chante !

Le live band qui se tenait sur la petite scène réservée du bar se mit alors à jouer, intimant par le fait même le silence, encourageant le musicien bleu à les accompagner. Mais allait-il vraiment chanter ? Personne ne l'avait entendu, il n'avait que montré son habileté au saxophone...

Le thème était entraînant, joyeux, bouncy, rapide sans être épuisant. Anthony suivait le rythme avec aise, complètement débarrassé de toute trace d'une possible gêne. Il était sur scène.

Sa voix s'éleva alors, suivant la musique avec un naturel étonnant, répondant au band, dominant avait aisance sans pour autant prendre toute la place. Ce n'était toutefois pas vraiment la voix du woltarien, pas celle qu'il aurait prise pour chanter s'il ne s'en tenait qu'à lui, mais le tout collait à merveille, fonctionnant à la perfection, comme si cela devait être. L'alcool et la weed fumée un peu plus tôt avec d'autres clients du bar aidaient sans doute aux changements de note donnant l'impression d'ivresse, aux coups d'oeil échangés avec le band, aux mouvements un peu maladroits mais assurés du grand bleu. Il possédait le comptoir et l'attention de tous, vrai pièce centrale, star de la soirée complètement plongée dans son élément, brandissant à l'occasion la bouteille vide pour ponctuer le refrain.

A la fin de la prestation, pendant qu'il lançait avec une nonchalance et une innocence tout enfantines son "What do you mean it's last call ? I just got here !" Anthony leva sa bouteille, un énorme sourire amusé illuminant son visage au pelage pourtant sombre, terminant le tout sous les acclamations du public avant de tout simplement lâcher la bouteille dans la foule surexcitée.

La vidéo coupait avant que le saxophoniste ne descende du comptoir.

25/4/17 Today

We used to be in love, now we're just in like
andthat'sjustthewaythatitgoesweusedtobHere's to life
And we broke all our promises and baby that ain't right

1/1/17 Time for Change - Chapter 3

finefinefinefinefinefinefineNew Year, new me ?

Eh non, c'est toujours moi, le même idiot coincé dans son p'tit monde dépourvu de sens,

Le même taré qui a succombé à la folie.

L'an 16, oua, il s'est passé beaucoup de trucs... notamment, le cinglé que je suis a tué le gamin stupide que j'étais, pour le mieux ou pour le pire, qui sait.

C'est sûr, j'ai changé, et il était temps. V'voulez pas savoir c'que ça fait que d'exister sans vivre, déconnecté du monde, à revoir en boucle une distorsion cruelle de souvenirs qui devraient pourtant être agréables, une image floue de ceux qui vous ont arraché un bout d'âme, une balle vous transperçant inlassablement le corps sans jamais vous achever. Exister avec la seule personne dont la compagnie ne vous lâchera jamais, cette personne que vous faites semblant d'être, que vous haïssez à en mourir... Sauf que la mort vous échappe, même quand vous allez cogner à sa porte trois, cinq fois par jour, elle n'est jamais là, refuse toujours de vous accorder une audience, de même vous entendre, encore moins de vous offrir la paix dont vous avez besoin.

Donc j'ai changé. Ou pas vraiment. J'ai toujours été comme ça, on change pas c'qu'on est, seulement c'qu'on choisit de montrer, quel masque on décide de porter. Celui que j'ai maintenant, c'est Black on Black, c'est pour moi, et seulement moi. Ou peut-être entre le deux ? Avec mes filles, j'peux pas vraiment m'approprier cette doctrine à cent pour cent.

Donc, j'ai pas changé. J'ai grandi.

Et ça plait pas à tout le monde. Tant pis. J'en avais besoin.

Je suis bien avec ce que je suis, maintenant.

Et personne ne pourra y changer quelque chose.

Un battu par la vie avec six piercings et des tatouages pour commémorer chaque cicatrice.

finefinefinefinefinefinefineI felt no pain till I was down
finefinefinefinefinefinefineAnd I was told that I was bleeding
finefinefinefinefinefinefineAnd even then I knew I wasn't done (yeah yeah)
finefinefinefinefinefinefine'Cause the wounds I get
finefinefinefinefinefinefineThey will just collect
finefinefinefinefinefinefineEnsuring that I won't forget;
finefinefinefinefinefinefineReminders of the battles
finefinefinefinefinefinefineThat I've lost and that I've won


Eh non, je n'atteindrai jamais l'utopie où tout va réellement bien: j'attire le chaos de par ma nature. Et j'ai maintenant deux filles qui dépendent de moi. Une seconde chance pour prouver au monde que je n'suis pas un incapable ? Mais je n'ai rien à prouver, cher Monde, voilà où tu te trompes.

Oui, j'ai pris ma décision: elles méritent que leur père soit présent dans leur vie, père médiocre, il en va sans dire, mais père néanmoins, le seul qui puisse vraiment les guider. Parce qu'elles ont hérité de cette nature incompréhensible qui refuse de se laisser dompter.

J'sais, vous vous demandez: quel genre de monstre considère la possibilité d'abandonner ses propres enfants ?
Levez les yeux, vous l'avez d'vant vous.
Mais vous savez pourquoi ?
Parce que les gens que j'ai voulus dans ma vie, bien ils sont jamais restés.
On dirait que ceux que j'veux pas finissent par coller.

Ouais, j'ai fait des choix de merde, j'dis pas que rien de c'qui m'est arrivé n'est ma faute.
Même, la plupart de ces trucs ne tiennent que de ma bêtise, et j'l'assume maintenant.
N'empêche qu'y aura toujours des trucs qui resteront hors de ton contrôle, quoi que tu fasses...

finefinefinefinefinefinefineCause the thing you lack
finefinefinefinefinefinefineWhen you're looking back
finefinefinefinefinefinefineIs the pressure, the fear that you have to act
finefinefinefinefinefinefineYeah, everything is clearer when
finefinefinefinefinefinefineYou're looking at the past (oh no)


Mais bon, j'en ai marre d'me faire étrangler par le passé, de me faire tirer vers l'arrière alors que j'ai le potentiel d'aller vers lavant. J'n'ai pas été là pour mes enfants avant, lesson learned, j's'rai là pour elles. J'ai dû me démerder seul, depuis toujours, ça ne doit pas nécessairement être le cas pour elles.

Là où moi j'ai merdé, j'peux maintenant les aider.

Y aura personne d'autre pour le faire à ma place.

J'ai maintenant les moyens d'être c'que je veux,

Faut que je leur montre à faire de même.

finefinefinefinefinefinefineAnd everyone will claim
finefinefinefinefinefinefineThat they knew from the beginning
finefinefinefinefinefinefineThat what they did was wrong
finefinefinefinefinefinefineBut they still just went on sinning

finefinefinefinefinefinefineThe sudden rush you feel
finefinefinefinefinefinefineWhen realizing everything you know
finefinefinefinefinefinefineWill fade away
finefinefinefinefinefinefineIt haunts you, dear
finefinefinefinefinefinefineBut you won't wanna let it go
finefinefinefinefinefinefineSomeday we'll lose the war
finefinefinefinefinefinefineBut till then we will dream of winning


finefinefinefinefinefinefineI won't forget
finefinefinefinefinefinefineThe things you said
finefinefinefinefinefinefineWhen I was down and I was tired of it
finefinefinefinefinefinefineThe words you spoke
finefinefinefinefinefinefineThey brought me hope

finefinefinefinefinefinefineWhen it was time to fight
finefinefinefinefinefinefineWe chose a side
finefinefinefinefinefinefineBut everyone knew that something didn't feel right
finefinefinefinefinefinefineSo we stood our ground
finefinefinefinefinefinefineAnd waited for a sign


finefinefinefinefinefinefinefineYou said don't look back

A&K

30/8/16 One Way or The Other, Which One ?

Je fais quoi ?

Mes filles...
Deux petites qui dépendent de moi.
Deux vies qui ont hérité d'un truc qu'elles n'arriveront jamais à comprendre.
Parce que moi-même, je n'y comprends que dalle.

Mais pourquoi est-ce que je devrais les garder hein ?
J'ai pas eu ça moi, de l'aide, du support, une explication.
Balancé dans le vide, sans ailes, sans parachute, sans rien.
"Démerde-toi pour atterrir sans te fracasser"
Parce que toi, t'as eu qu'à souffrir.

Alors, pourquoi est-ce que je devrais être clément et leur donner c'que j'ai jamais eu ?
J'me libère enfin, j'peux enfin vivre...
"Tu agis pour toi, et seulement pour toi, plus de pitié pour le reste."

Etre seules comme moi je l'ai été,
Se construire par elles-mêmes, sans que quelqu'un leur tienne la main

C'est cruel ? Mais c'est la vie.

Quoi faire ?

Je sais pas.

--------------------Lire à l'envers ou à l'endroit, tel est le choix.

A&K

28/8/16 Welcome to Hell - Part 2

Deux filles.

Deux p'tites qui ne connaîtront jamais leur mère.

Deux p'tites qui ont ironiquement hérité d'mon regard de merde et d'ces grandes oreilles bleu-turquoise. Ha, ça fait presque un 'tit air d'famille hein...

Encore plus ironique ? La plus jeune est mon reflet presque exact. Heureusement pour l'autre qu'elle tienne pas autant de moi.

D'toute façon, j'veux pas les voir.

----------------------------------------------***

La police me les a ramenées juste après qu'j'me soit fait tatouer. Les regards dégoûtés d'la meuf policière... Ils ont rien pu prouver contre moi, alors pas de raison de garder les gamines. J'suis censé faire quoi avec ?

J'suis un con, un taré, un cinglé dément et tordu. J'fais un doigt d'honneur à tout ce qui m'a fait chier et qui m'fait chier encore. J'me fous dans la merde pour penser à autre chose, j'fais des trucs impossibles parc'qu'ça m'amuse. Chus pas qualifié pour m'occuper de moi-même. Alors j'fous quoi avec deux gamines su'l'dos ?

La p'tite jaune est calme et sensible. Trop tranquille, carrément coincée. Comme moi, avant. Sa soeur, Miss Reflet, elle... Elle explose, peu importe c'qu'elle se met en tête de faire, qu'ce soit chialer, jouer... C'rien d'autre qu'une folle. Comme moi, maintenant.

Putain mais j'veux pas d'elles. J'comprends même pas pourquoi j'les ai chez moi. Pourquoi elles sont pas restées avec la police ? C'tait bien mieux comme ça. Maintenant, j'suis pris avec deux trucs que j'sais pas gérer. Que j'veux pas prendre la peine de gérer.

goawaygoawaygoawaygoawaygoawJ'en veux pas.

A&K