Date:30/3/17

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Il n'a jamais tué personne mon papa

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19/3/17 Juge des enfers

Il y a peu Pluton avait rencontré son nouveau-né : Minos.
Un tout petit woltarion qu'il pouvait tenir dans ses grandes paumes.
C'est toujours aussi apaisant et incroyablement beau de voir son petit dormir. A peine Peter partit de la maison que Pluton accueillait son nouveau fils.

Au fond, il espérait que Minos soit un petit woltarion tout à fait normal... Mais ça, c'était tout simplement impossible. Pluton n'avait jamais engendré des enfants sans pouvoir qu'il soit minime ou non, ses descendants avaient tous une force surnaturelle.
Est-ce que, comme selon la légende, Minos deviendrait le juge des enfers ? Serait-ce à lui alors de décider du sort de chacun ?

Le dieu des morts soupira, triste de cet avenir, il n'était vraiment pas à l'aise et se demandait si ce prénom choisit avec Juno ne porterait pas préjudice à leur enfant.

Tout ce qu'il souhaitait était tout simplement le seul souhait de tous les parents : que son fils soit heureux et protégé.

Pluton observait son fils dormir dans son berceau et le trouvait tout aussi beau que Juno. C'était fou de se dire que tout allait si vite et que pourtant tout allait bien, tout était tranquille.

Certes il y avait toujours des contraintes : aller travailler, voyager entre les mondes et être totalement perdu dans l'espace-temps et rentrer des semaines plus tard alors qu'il avait l'impression de s'être absenté moins de 24h.

Au fond de son coeur noirci par le temps, le dieu de la mort voulait qu'une seule chose qu'il écrivit sur son journal


Faîtes que le temps cesse, que tout reste ainsi et que jamais au grand jamais ma femme puisse se lasser de moi.

21/2/17 Envol du Phénix


Un fourmillement de pensées négatives ne cesse de me tourmenter.
Je ne peux pas m'empêcher d'avoir eu mal au coeur, un pincement intense, lorsque j'ai fait ma demande de divorce.
C'était comme tirer un trait sur tout ce qu'on aime.
J'ai du mal à me dire que tout est fini avec la mère de mon enfant.

Mais je dois avancer. D'ailleurs j'avance d'une allure extrêmement rapide. Je ne suis jamais remarié aussi rapidement et ni d'ailleurs être à nouveau père.

Peu importe ce rythme de croisière, je sais maintenant qu'il faut mettre ce passé de côté.

Tout ce que je veux maintenant c'est de profiter chaque moments auprès de La Reine.



Pluton regarda la page de son journal, soupirant en lisant à nouveau ces lignes, l'air lasse.
Cela lui faisait du bien de s'exprimer, mais en lisant toutes les pages de son journal il voyait toujours la même chose : des échecs. Et c'était sûr pour lui qu'un jour ou l'autre sa relation avec la magnifique elfe s'arrêterait. L'amour n'est pas éternel contrairement à eux. L'amour est un sentiment éphémère reliant deux êtres pour un bout de temps. Malgré tout, il aimait la belle enchanteresse, elle avait su le prendre, l'apprivoiser et le charmer.
Il espérait qu'une chose : que cette relation dure, reste belle et qu'elle soit sans embûches. Il reprit son stylo pour écrire cette petite phrase


Je t'aime Juno, d'un amour aussi ardent que les flammes de l'enfer.

2/2/17 Sous les draps

Une nuit avec elle.
Rien qu'une.
Après elle disparait.

Magicienne.

Envoûteuse.

Pluton était comme un lion en cage aux enfers.
Il avait envie qu'une chose : la revoir.

Mais il ne pouvait pas.
Il ne pouvait pas être comme un chien-chien en attente de cette fille.
Non.

Il devait se montrer indifférent.
Et ça c'était vraiment difficile pour lui car il avait plus qu'envie d'aller la voir tous les jours, de pouvoir la regarder, lui prendre la main et de l'attirer vers lui pour l'embrasser.

Mais cela briserai l'image qu'il s'était créée, l'image qu'on lui avait donnée. Son aura disait aux personnes qu'il croisait dans la rue "Attention mauvais garçon" ce qui attirait bien sûr pas mal de personnes.

Assis sur une chaise en cuire, son journal à la main, Pluton fit apparaître sa plume à l'encre verte et écrivit


J'aimerais être moins con parfois.

Pourquoi lui avoir dit que ce n'était que pour un soir ?

Ai-je peur de m'engager dans une relation car au fond je sais qu'elle ne tiendra pas longtemps ?

Après tout, j'aime ma liberté, j'aime pouvoir faire ce que je veux et ne pas rendre des comptes à quelqu'un.

Et puis je sais qu'au fond de moi, cette charmante demoiselle est tout à fait comme moi : un être libre sans loi ni attache.

Mais je vois, enfin non, je le ressens plutôt, qu'elle comme moi nous avons entamé ce jeu dangereux sur les sentiments amoureux ou du moins sur des sentiments d'attirances l'un envers l'autre sinon elle ne passerait pas autant de temps avec moi...

Enfin je dis ça mais si ça se trouve j'ai tout faux.

Et le pire dans cette histoire est que je n'oublie pas Goyin. Elle est toujours dans mon coeur, dans mes souvenirs. Peut être est-ce parce que je suis toujours marié avec elle, que je vois mon fils tous les jours et qu'il me rappelle sans cesse sa maman...

Franchement, je ne sais pas comment mes frères font pour aller de conquête en conquête sans se préoccuper des dégâts qu'ils commettent.
Pour ma part, je n'y arrive pas ou du moins je n'y arrive plus. L'appel du corps d'une inconnue, aussi belle soit elle, ne m'intéresse plus.
Je n'ai pas envie des relations purement sexuelle, et je ne veux surtout pas d'une relation platonique.

Tout ce que je veux actuellement c'est cette demoiselle angélique qui peut du jour au lendemain devenir un démon.


Pluton posa sa plume sur le bureau. Il regarda le ciel et tout en haut le soleil brillait. Le dieu de la mort rangea ses affaires et sortit de sa maison pour aller courir dans la forêt dans l'intention de se défouler.

20/1/17 ~~Lettres~~

Il y a quelque mois de cela, le dieu de la mort avait reçu une lettre :

"Les apparences sont parfois trompeuses"

Bien sûr il ne l'avait pas pris en compte.

Se tromper ? Lui ? Jamais. C'est tout simplement impossible.

Aujourd'hui une chose était sûr : il s'était fait des illusions.
Certes il n'imaginait pas être marié, heureux avec pleins d'enfants comme on peut lire dans les contes de fées, mais il avait osé croire. Chose fatale dans ce pays. Se bercer d'illusions est une grave erreur.


Ce soir elle sera mariée.
Ce soir, je me retire.
Je n'ai plus rien.
Mon fils est grand.
Celle que j'aimais me déteste.
Celle pour qui j'éprouvais de nouveaux cette sensation de bien être donne sa main à un autre et tout ça sous mes yeux.

Parfois, crois-moi, j'envie les mortels. Au moins tout ce foutoir sur les sentiments prend fin un jour ! Moi c'est sans cesse.
Je devrais peut être me retirer, quitter Setia et tout autre monde qui n'est pas le mien. Rester dans mon royaume, Cerbère à mes pieds et moi sur mon trône.

De temps en temps, j'éprouve des regrets.
C'est assez éphémère car ensuite je me répète que tout ça est tout à fait normal. On ne peut pas rester des siècles avec la même personne, c'est tout simplement inwoltarien !

Une chose est sûre aujourd'hui : je ne fais plus dans les sentiments. ça blesse, on s'attache, on s'aime puis on se déteste voire on s'ignore.

J'avais cru pourtant qu'il était possible de pouvoir mener une histoire avec la jolie princesse immortelle mais il est trop tard et puis, entre immortel l'amour est tout simplement impossible car on ne peut pas s'aimer pour l'éternité, cela existe seulement dans les romans à l'eau de rose.

Je fais une croix, je barre tout et je me tais.
Tout ce que je veux aujourd'hui, c'est de l'ambroisie et une petite cigarette.


Aussitôt écrit, aussitôt fait. Un verre à la main, la cigarette de l'autre, depuis sa chambre le dieu de la mort observa les enfers et les âmes qui travaillaient. Le dieu de la mort aimait être dans son royaume lorsqu'il avait des soucis dans ses couples ou lorsqu'il avait (très très rarement) des échecs au point de vue sentimental et familial.

8/1/17 "Nos comédies virent au tragique [...] y a des couteaux de nos sourires"

Toi que j'ai tant aimé...

Toi ma Goyin, Comment puis-je aujourd'hui te voir comme une ennemie ?

Comment puis-je te hurler dessus pour un rien ?

Je te regarde prendre notre fils et c'est juste envie de hurler non.

Pourquoi ?

Je n'en sais rien... Peut-être parce que je l'aime encore et que je l'aimerai toujours. Et ça me fait tellement du bien de m'adresse à elle sur ce bout de papier tout simplement car sais qu'elle ne lira jamais ces mots.
Qu'elle ne saura jamais que je suis toujours aussi fou d'elle et que je préfère aujourd'hui la haïr plutôt que lui ouvrir à nouveau mon coeur.

Oui ça peut être paraitre débile comme décision. Mais pas tant que cela...Il faut parfois se détacher, oublier tout ce qu'on a fait avec celle ou celui qu'on a aimé pour pouvoir renaître et vivre à nouveau. Prendre sa vie en main et ne plus dépendre d'une personne.

Et pourtant, crois-moi, j'ai énormément de difficulté à tourner cette page. Je me repasse en boucle mes souvenirs, je la vois sur les toits m'inviter à danser. Je vois nos premiers baisers, notre première fois et enfin la conception du petit Peter.
Mais par dessus ces bons souvenirs s'ajoutent les disputes, les absences, les mots de trop...

C'est pour cette raison que je dois l'oublier. Lorsque Peter sera grand, je prendrai une lourde décision : celle de ne plus la voir, de tout lui laisser et peut être déménager de ville.


Pluton soupira en arrêtant d'écrire dans son journal qui était son exutoire par rapport à sa relation avec son ex fiancée. Tout ce qu'il désirait, c'était de tirer un trait sur cette relation qui le détruisait. Aimer est quelque chose de bien, mais aimer trop était néfaste et Pluton faisait parti de la deuxième solution. Amanda avait réussi à soigner ses blessures, elle était douce avec lui et extrêmement gentille et pourtant le retour de Goyin dans la vie de Pluton avait fait arrêté cette relation amoureuse entre le dieu de la mort et l'ange déchu. Ne voulant pas répéter les mêmes erreurs, Pluton ne confia à personne ses sentiments naissants envers l'elfe qui lui donnait pas mal de fil à retordre.