Date:18/2/18

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Mävyvenn Nurs: Concerts, évènements, infos, annonces... La mélodie d'une Reine!

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27/1/18 Répondeur et Disparition

Au jour du 27/1/18, toutes invitations atterrissant dans les mails ou le téléphone de la woltarienne se retrouvaient répondus d'un message automatique de cette dernière qui ne l'envoyait même pas elle-même, vu qu'il n'était pas personnalisé en fonction de l'expéditeur de l'invitation.


L'étrange message fit le tour de la toile bien assez vite pour qu'on le remarque...

Message.Automatique a écrit:

Heeeello !

Désolée je suis pas disponible, je me suis enfuie quelques jours en dehors de la ville parce qu'on m'y a invitée <3.

Ne me virez pas de vos soirées c'est qu'un jour ou deux ! (Ou trois.)

Débisouuuus !

PS: Oui j'ai bouclé mon travail, ô producteur tyrannique !

PS2: J'ai jeté mon téléphone aux oubliettes. Mais vous pouvez me laisser un message !



Chacun allait de sa petite hypothèse mais rien ne fut postée par la chanteuse elle-même. Les tatoutous de cette dernière avait été observé directement chez son guitariste et son batteur qui refusèrent tout deux de répondre aux maigres questions que quelques paparazzis voraces étaient allés leur poser.

Dans le cour de la journée, une vieille vidéo refit surface. Mävyvenn était face caméra, plus jeune par son regard, par le collier qui ornait son cou de sa perle emblématique, par ses gestuelles moins assurées et par l'étincelle naïve et innocente dans son regard qui avait appris à se transformer ces dernières années, sans perdre une once de la fougue qui l'habitait, déjà, à ce moment-là.
La chanteuse était dans un fauteuil excentrique, devant une petite table basse, des papiers et des notes peuplaient cette dernière et elle tenait une tasse de thé dans ses mains. Quand elle éclata de rire, la voix étouffé de son interlocuteur ne s'entendait pas tout à fait.


- "Ce que j'aime chez un homme ?" Vraiment ? Mais quelle question hooorrriiible... Rah, mais je sais pas. Vous pourriez me demander "comment me surprendre" je saurais même pas vous répondre, haha ! ... ? Hein ? Mais non ! Je ne vais pas y répondre.. Je pourrais pas. Comment ça je dois essayer ? Mais ! Vous voyez, c'est exactement maintenant que je regrette de ne pas avoir mon agent de frère avec moi huhuhuh...

Un éclat de rire plus tard, entre la gêne, l'amusement et la confusion de la chanteuse fort peu à l'aise dans l'exercice de l'interview. Elle passa sa langue sur ses lèvres, réfléchit en fronçant ses sourcils, regarda ailleurs, avant de lever les yeux au ciel en secouant légèrement la tête de droite à gauche.

- Je n'en sais rien ! Non ne riez pas, c'est vexant haha ! Je sais pas. J'aime... J'aime bien qu'on me prépare le petit déjeuner, tiens, j'aime me réveiller avec des pancakes et des fruits frais ! J'adore pouvoir rentrer après une longue, longue, journée de studio et ... Et juste sentir une odeur de cuisine chez moi, de me réveiller avec le petit déjeuner tout fait, de pouvoir juste profiter d'instants simples... J'aime ... J'aime juste les petites attentions, les regards, les sourires, et ... Et le "truc" un peu fou qui vous fait proposer un truc fou à quelqu'un et que la personne va être encore plus dingue d'accepter.
Je sais pas moi... Tiens, tenez.
Si je vous demandais "ça vous dirait de vous enfuir avec moi?" Là, tout de suite.
Hein ? Si j'ai une idée d'où on irait? Non ! On prendrait, je sais pas, un taxivette, on irait quelque part, juste pour être ensemble.
Personne ne me la fait encore, non... Mais je crois que ça me plairait. Juste, avoir une invitation, quelqu'un qui me fixe et qui me dit "enfuis-toi avec moi" et même si il a AUCUNE idée d'où ou de comment... Si c'est une personne que j'apprécie... Je crois que je serais d'accord. Juste pour passer un très bon moment, mettre de côté le travail, revenir à l'essentiel, lui, moi, et mettre derrière une porte touuuuuuuut ce qui pourrait me tracasser.
Ouais.
Je crois que ça... Le petit déjeuner, les matins, les arrivées surprises, les petites attentions, les petites marques de présences même quand on est loin de l'autre... Se réinventer pour le surprendre, pour arracher un sourire, faire peut-être n'importe quoi mais, le faire.
... ?
Ooh euuuuh... "Si j'ai déjà écris une chanson pour quelqu'un que j'aime ?" Aaah... Euuuuuuuuuuuh... J'ai le droit de passer une question ? Non mais c'est personnel aussi !! Huhu... Je veux dire...


Elle mordit sa lèvre inférieure, hocha lentement la tête plusieurs fois, sourit bêtement d'une oreille à l'autre en fixant sa tasse avant que ce sourire ne se transforme en un tout autre, peut-être plus mince, peut-être petit mais d'autant plus criant de sincérité, d'espoir, de doutes, d'un brin de peurs mais vibrant d'autres choses.
Elle ferma ses paupières sur ses yeux d'or liquide étincelants pour boire une gorgée, l'avala, prit le temps de formuler sa réponse avant de reposer son délicat regard dans celui de son interlocuteur, situé tout à côté de l'angle de la caméra.


- Oui. J'ai déjà écris un titre de ce genre-là... Il ne l'a pas encore entendu. En fait... Personne ne l'a encore entendu.


Et le son se coupe, les images ralentissent, sautent avant que la vidéo ne se coupe sur une dernière expression joyeuse et un peu gênée de Mävyvenn se mettant à glousser.
Le morceau d'interview tourné avant l'apparition de son titre « E.T » fut ainsi sorti de l'oubli et propulser dans les premières pages des réseaux, au sujet de la fameuse chanteuse flamboyante manquante.

15/1/18 [VIDEO] Rodéo en ville Sauvage !

La vidéo fut mise en ligne sur les réseaux des blogs et d'internet Woltarien par un visiteur des arènes de Vésen, sans se douter qu'il y figurait Mävyvenn Nurs. Une poignée de fan la reconnu et fit devenir la vidéo amateur complètement virale ! Nul personne ne pouvait ignorer la publication de la vidéo après une toute petite heure mise en ligne...


La vidéo s'ouvrait brutalement, une woltarienne menue habillée d'un t-shirt manche courte, ras de cou, rentré dans son pantalon taille haute de jean épais avec des rajouts plus foncés aux genoux et aux fesses se débattait avec un woltarien plus grand qu'elle et de deux fois sa largeur. Du pouce, il releva son chapeau et l'examina tout en croisant lentement ses bras sur ses solides pectoraux recouverts d'une chemise tout à fait basique.
Elle se recula sans faire un pas en arrière, se grandit et le jaugea des oreilles aux bottes crottées. Autour, on entendait le brouhaha persistant des arènes, de la foule, du claquements nerveux contre les grosses barrières métalliques du box temporaire où attendait, nerveux, un kirkegaard agité.


- Quoi ? Vous n'avez jamais laissé une woltarienne participer peut-être ? Je peux savoir pourquoi je peux pas poser mon cul sur la selle de c't'animal ?
- Passque si c'pour t'briser les os m'p'tite dame, c'est niet.

Sans se laisser démonter, elle pencha la tête d'un côté, haussa un sourcil, les lèvres presque pincées lui donnant un petit air agacé et sévère sur les traits de son visage d'ordinaire enjoué et parcouru, toujours, d'un sourire avenant.

- Qui te dit que je te la materais pas ta bestiole ?

Il renifla et n'étouffa même pas son rire dédaigneux. Il se rapprocha sans que la woltarienne ne recule et elle planta ses iris dorés dans le regard méchant qui la jaugeait, encore.

- 'Coute bien, c't'animal comme tout animal qu'on fait rentrer dans l'arène pour des rodéos et un peu d'sensation est sous champis. S'tu crois qu'tu peux tenir plus de vingt secondes sur la selle, j'mange mon chapeau.
- J'en tiens quarante et je t'amène la sauce pour ton chapeau. Barbecue ou ketchup ?

Ses babines vermillonnes se retroussèrent légèrement pour dévoiler la pointe de ses canines. Amusé, le woltarien décroisa ses bras, ouvrit ses paumes et leva les mains de part et d'autres de sa tête de mineur, une légère balafre déformant l'une de ses arcades.

- Trèèèèèès bien, t'veux faire la maline et l'grande... C'fait longtemps qu'on a pas eu un peu d'sang dans c't'arène et ça r'mène t'jours du fric en plus !

Elle le toisa sans dire un mot et il lâcha enfin le morceau en se décalant et en lui montrant, d'un geste théâtral du bras, l'accès au box de fer et de grosses barrières où attendaient, deux autres ranchers, à califouchon sur les barrières pour aider à placer les volontaires sur le dos du kirkegaard plongé dans un état second.
Chaque membres de l'animal tremblaient, il avait de gros frissons et la sueur perlait à grosse goutte, s'écrasant dans la poussière mêlée à l'épaisse bave qui sortait de ses mâchoires.


- Si madââââââme veut bien s'donner la peine... Sa monture est avancée.

D'un coup de menton et d'un geste de tête vif de l'autre côté, elle bouda tout à fait le woltarien qui lâcha un sourd grognement derrière ses fesses rebondies, avant de marmonner bien fort:

- Toutes des connes.


Elle grimpa sur les barrières, un peu raide avant de souplement passer les jambes de l'autre côté. Un rancher lui tendit un bras.

- V'la not'challeeeeenger ! Hahaha ! Allez pose tes fesses dessus, mets tes pieds là-d'dans. Une dernière parole ? Un numéro à appeler pour r'cupérer le corps ?

Devant le manque de sourire de la part de Mävyvenn, le rancher se mordit la lèvre inférieure, secoua sa tête et fini de vérifier que la selle était parfaitement sanglée.
Après une minute, la femelle rougeoyante releva son regard vers le premier rancher, esquissa un grand sourire respirant la mauvaise blague et lâcha avec aplomb:


- Je vous laisserai voir avec Logan Trawolta pour les morceaux. C'est un copain !
- C'est ça, j'le dirais à Logaaa-QU-QU-ATT- !! NON !
NON !!!!!

Mais c'était trop tard.
Le premier et plus âgé s'était jeté en direction des barrières métalliques pour tenter de retenir l'ouverture du box ou les rennes de l'animal enragé, les rennes lui brûla les doigts alors que la cloche avait sonné l'ouverture et que dans un fracas de métal, la porte s'était ouverte.

La dernière chose qu'il vit c'est le sourire machiavélique de Mävyvenn disparaître en même temps que la première ruade fut donnée, manquant de lui donner un sérieux coup de sabot au visage.



Le corps souple de Mävyvenn suivit le premier mouvement, l'animal se contorsionna sur le côté, jeta ses membres postérieurs dans l'air et dans un soufflement difficile, se ramassa pour balancer son dos, parfaitement rond, dans les airs dans un bond vertigineux.

La woltarienne laissa les rennes glisser entre ses doigts avant de les serrer fermement, ses jambes se serrèrent alors qu'elle ne chercha qu'à raffermir ses cuisses, détendre son dos et des hanches et le balancement de son corps dans les airs lui serra l'estomac. Elle retint de justesse son cou et sa nuque, ramena son menton près d'elle alors que, déjà, l'animal atterrissait sur ses jambes raides et partait dans de furieuses foulées anarchiques.
Mävyvenn décrocha une main lors d'un coup de cul trop puissant, un virage trop serré, l'animal visa la barrière métallique et dans un bruit sourd et lourd, on entendit le choc se répercuter dans l'air et briser une seconde, la musique d'ambiance des arènes mise pour l'occasion.



BLONK

Elle perdit un étrier, se fit projeter sur le côté alors que déjà, les pattes avant du Kirkegaard se levaient aussi haut que l'animal pouvait les porter. Les yeux injectés de sangs, il retourna sur ses quatre membres aussi abruptement qu'il s'était dressé.
La jambe libre de la woltarienne claqua contre les flancs de l'animal pour les serrer aussi fort qu'elle pouvait, l'étrier frappant parfois sa cheville.

Elle s'agrippa à quelques touffes de crinières. L'équidé bondit sur le côté, se tordit d'un côté avant de repartir dans de folles foulées, le dos voûté avant de se cabrer, cambrer, ruer, frapper le sol et l'air de ses sabots.

Mais la woltarienne tenait. Les rennes toujours maintenu désespéramment entre ses mains crispées autour du pommeau de la selle, les mâchoires serrées.

L'animal releva sa tête abruptement dans un freinage brusque, donna un coup en plein visage à Mävyvenn et dans cette milliseconde de relâchement, les dents du Kirkegaard se refermèrent solidement sur le mord de son filet. Il tira d'un coup sec dessus, décrocha la woltarienne du second étrier et la tira vers l'avant dans un cri de surprise.

Les rennes lui échappèrent complètement.

Dans une énième ruade sèche et abrupte, l'animal fini de sentir la cavalière décrocher du second et dernier étrier et se raidir tout à fait sur son dos et autour de ses muscles puissants.
Sans lâcher le mord où gouttait et coulait sa bave mousseuse, il rentra la tête presque entre ses antérieurs tout en chargeant une barrière où grimpaient deux des trois organisateurs des rodéos pour s'apprêter à récupérer la malheureuse cavalière qui n'en avait, vraisemblablement plus pour longtemps.

Le corps était crispé au-dessus de la créature déchaînée, les babines retroussées, les crocs visibles, à moitié allongée sur l'épais cou du Kirkegaard.

Dans un léger cri de surprise du publique, et les hurlements de l'organisateur qui pâlissait et perdait de seconde en seconde ses jolies couleurs et son calme bourru de vésénien de souche, le Kirkegaard freina sèchement dans le sable et la poussière de l'arène, cambra son encolure, donna un puissant coup brute en pleins torse à Mävyvenn qui faillit se recevoir un coup de corne en pleine joue.

Sans laisser le temps d'une maigre respiration, il repartit de plus belle d'une ruade, s'arrêta net dans le sable au milieu de l'arène en laissant de profondes crevasses et d'un puissant coup de fesses, décrocha enfin la woltarienne sur son dos qui tenait comme une tique à son cuir.



Dans un splendide vol planée par-dessus l'animal, et un cri à la hauteur de la figure improvisée malgré elle, elle n'eu que le temps de mettre un bras devant son visage avant de sentir le sol la cueillir brutalement... Dans un nuage de poussière et de terres.


La poussière retomba et on pu voir le corps de Mävyvenn rouler dans la poussière, face contre le sol.
Elle se releva sur ses coudes et ses genoux, toussa, cracha à même le sol et secoua lentement sa tête. Elle cligna des yeux alors qu'elle reconnectait tout à fait avec l'instant et l'endroit.



Le kirkegaard respirait fort. Campé à deux-trois mètres, les yeux rivés sur la petite figure de la woltarienne qui se ramassait sur elle-même pour se remettre en jambes.




La foule huait, hurlait, criait, scandait... Le son n'arrivait à ses oreilles qu'en une bouillie distordue.

Quand enfin elle posa un pieds sur le sol, ses deux mains sur ses genoux pour s'aider, son corps entier était parcourus d'électro-choc de douleurs qui perçait la coque de l'adrénaline et commençait à tambouriner dans sa cervelle comme une batterie folle.

Son pelage hirsute, son visage à moitié couvert de poussière, les lèvres égratinées sur toute une partie, les joues et la truffes écorchés, elle sentit le léger tremblement du sol qu'on frotte d'un sabot nerveux et colérique à force de le guetter quand, elle-même, s'occupait d'une bête furieuse indomptable.

Ce simple grattement la fit tourner la tête, croiser le regard drogué et déchaîné de sa précédente monture, aux rennes par-dessus son corps, traînantes devant lui, la selle désaxé lui couvrait un côté de son ventre qui enflait et désenflait sous sa respiration saccadée.

Elle ouvrit la bouche pour absorber une goulée d'air qui lui brûla la gorge, les poumons et lui fit si mal à l'estomac qu'elle aurait juré qu'elle allait vomir, là, tout de suite.


- Qu'EST-CE QUE TU FOUS ?! T'attends quoi ?! Le déluge ?!!!!! SORS DE LA !!!!! MAIS COURS PAR PALA !!!!!!

La voix hurlante déclencha ce qu'elle aurait voulu retardé encore quelques précieuses secondes. Mävyvenn força sur ses genoux raides et douloureux, partit aussi vite qu'elle put en sens contraire, de l'animal, en pleine direction de la voix bourru et tonnante du rancher, déjà, à califourchon sur une portion de barrière, les genoux serrés autour de cette dernière et les deux bras en sa direction pour l'attraper.

Le kirkegaard sur les talons chargea, la tête basse et les cornes en avant, chaque foulée avalait la distance entre lui et Mävyvenn qui, redressée, fit fie de toute douleurs et de toutes raideurs. Elle ordonna à son corps d'obéir.


- BARRE-TOIIIII !!!!

En un coup d'oeil, elle vit l'ombre du kirkegaard, étendu par le soleil couchant, effleurer la sienne. Mävyvenn rentra la tête dans les épaules, jeta son talon droit en avant, rentra sa jambe gauche sous elle et dans une glissade improvisée à même le sol et la poussière de l'arrière, couvra sa tête de ses deux bras en fermant si fort les yeux qu'elle ne sut pas tout à fait si le monde n'avait pas disparut, tout entier, à l'instant.

Les acclamations du public et la ferveur devant un tel spectacle la ramena à la réalité.
Comme la lourde main qui saisit son t-shirt par devant et la tira dans les airs sans aucune délicatesse et trop de poignes pour que son poids ne pose le moindre problème au colosse. La vive gueulante sur Mävyvenn hagarde, qui semblait tombée des nues et ne plus savoir exactement où elle était et réalisé tout à fait ce qu'elle venait de faire, se fit avaler par les cris d'exaltations des gradins, voulant immédiatement un nouveau cavalier pour l'impétueuse bête indomptée.

Le kirkegaard maîtrisé à l'aide de lassos et de personnes entraînées, fut remis dans son box. Le score de la woltarienne fut affichée alors que la vidéo faisait le gros plan sur le nouveau challenger, on put voir:


Score.Mävyvenn a écrit:
37.2 secondes




13/1/18 [VIDEO] Vésen - Youngblood !

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Une publication inattendue, incongrue. C'était une simple vidéo publiée par la chanteuse elle-même sur son site. La vidéo commençait avec les premières notes d'un de ses titres, sorties pendant l'année 17 qui s'était écoulée, elle n'avait ni micro ni musiciens, ni scènes soignées ou improvisée. C'était le plan d'un salon de ranch rustique, brute, où se mêlait désordre de coussins, de tapis, de valises à peine déballées, éventrées dans des coins où on devinait sans mal qu'elle piochait jour après jour dedans sans se prendre la tête à les défaire complètement. On voyait un chevalet avec une selle western posée dessus, on voyait des chaussures de randos posées sur le côté dans un coin à côté d'escarpins et de baskets, on voyait deux verres et des petites bouteilles de bières délaissés sur la table basse. Une peau d'animaux à fourrure sur le sol en plus de différents tapis moelleux pour jurer avec le parquet austères du lieu. Il n'y avait pas de feu dans la cheminée, un tatoutou couché sur l'un des canapaniers, son laptop ouvert sur un fauteuil vieillot mais confortable avec un plaid qui dégoulinait littéralement sur un accoudoir et le dossier. Des touches de couleurs électrique, l'appareillage acoustique qui régnait, des sensations de parquets qui grincent, tout respirait un entre-deux entre le rustique d'un ranch perdu au beau milieu de la campagne aride de Vésen et le matériel high-tech auquel elle était habituée.

Alors que sa propre voix sortait, personne ne put passer à côté de l'évident play-back et demi-chant auquel s'adonnait Mävyvenn pour sa vidéo, on entendait parfois par-dessus la musique et la ligne originale de chant enregistré... Sa propre voix, là, dans le salon de son ranch s'élever avec pep's et jeu. Elle apparut dans le cadre de la vidéo, d'une démarche de cow-boy sur-joué tout droit sorti d'un film, les pouces dans les passants de son jean de cuir noir, brute, déchiré du haut des cuisses jusqu'aux genoux en d'irrégulières ouvertures nombreuses et parallèles.

D'un geste de pieds, elle fit traverser dans le champ de la vidéo et de l'immense salon une chaussure à talon noire. La course de la pauvre chaussure fut suivie par un tatoutou qui, dans un coin, redressa sa tête et son museau pour contempler la chute de l'objet sans ciller, redressant une paire d'oreilles curieux.
La seconde rejoint un autre endroit de la pièce, avec désinvolture, Mävyvenn s'entoura de ses bras, tourna sur elle-même, son corps se mit au rythme de la batteries frappantes de ce titre, ses hanches ondulant tout comme ses épaules, son ventre contracté faisait ressortir ses lignes d'abdos alors qu'elle marchait à reculons, jouant des épaules après un refrain entêtant et fredonné avec hargne. Les paupières closes, Mävyvenn se mordit la lèvre inférieure et dans une nouvelle petite vrille sur elle-même, elle s'arrêta dos à la caméra, une poignée de seconde avant d'imprimer le rythme de la musique, de nouveau, de sa fesse gauche montant et descendant en rythme, cassant sa cambrure et sa posture.
Ses mains remontèrent le long de ses flancs jusqu'à saisir le col de sa lourde veste de cuire couvertes de clous et de chaînes en tout genre. Elle redressa sèchement le col dans un geste brusque avant qu'on puisse voir ses épaules bouger, de haut en bas, et qu'elle ne commence à retirer, bout par bout, note par note, la veste de ses épaules, puis de son dos, enfin de ses bras et la laisser glisser, sans se presser et sans jouer de trop de lenteurs.
Elle la retint d'une main, par une épaulette et la releva autant que son menton avant de donner un coup sec de tête dans l'air, de jeter la veste sur son canapanier, de se tourner de nouveau dans un mouvement fluide de vrille.
Ses mains l'enroulèrent, se plaquèrent autour d'elle, remontèrent le long de ses flancs nus, de son ventre, jusqu'à tapoté au son de la guitare, la brassière de sport qu'elle portait et lui seyait le torse. D'un sourire étincelant, respirant la joie simple de se lâcher sur son propre titre, de danser avec une simplicité évidente et de surjouer des effets pour provoquer un comique de soirée auquel elle était habituée... Ses mains s'écartèrent, elle claqua des doigts des deux mains, en rythme, pendant que sa tête se balançant de droite à gauche, d'avant en arrière et qu'elle se lâchait tout à fait sur sa musique.
Juste avant la dernière reprise du refrain, elle frappa ses mains au-dessus de son crâne, ouvrit ses yeux, fusilla la caméra en face d'elle avec force, puissance, de l'or passionné de ses yeux, un langoureux regard qu'elle ne décrocha pas alors que, d'une main, elle désignait la caméra, l'index pointé vers elle, le pouce relevée, les autres doigts repliés. Simulant le coup de feu sur une note sèche de batterie, on voyait sa bouche répéter chaque parole, ses lèvres charnues s'ouvrir, s'arrondir, se refermer, s'élargir dans la vibrante interprétation de son titre alors qu'elle ne chantait pas tout à fait.
Mais l'illusion était là.
Et son autre main était descendu étape par étape, vers son pantalon, sa ceinture et d'un geste couronné d'habitude, fit sauter la boucle au cours des dernières paroles.




*******************« See you want me see you want me ***************out of your life
******I'm just the deadman walking tonight ! »




Sur les dernières paroles, elle défi d'un geste les trois boutons de sa braguette et fit retomber ses bras le long de son corps, redressa son menton, décrocha son regard de la caméra pour regarder tout à côté d'elle, suivi quelque chose des yeux, un léger sourire en coin insolent étira ses lèvres imperceptiblement.
La musique s'était tue.
La vidéo s'éteignit, aussi abruptement qu'elle avait commencé.


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29/10/17 Are you feeling lonely ?

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**********************À chanter aux pierres et aux ombres.

*******************Bon réveillon à tous ! <3

17/10/17 (CLIP) New Fears de Mävyvenn Nurs

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Tout commence sur une chambre, un gros plan sur un lit aux draps de satins froissés, sans couettes, où un homme est assit, les avants bras posés sur ses genoux, les jambes posées sur le matelas. Un léger vent agite les rideaux de la pièce plongée dans une pénombre artificielle, une lueur pâle violette domine, les ombres indigos se déversent ça et là, le plan en contre-jour ne permet pas de distinguer avec précisions des éléments caractéristiques de ce woltarien. Il est robuste, ses muscles de ses bras se bandent, la tête légèrement penchée vers l'avant. Un bruit de carillon lointain résonne et la caméra roule sur le côté, avec langueur, pour faire apparaître à l'écran une seconde forme, en petite culotte, le corps longiline, fin et élancé possède néanmoins des formes plus féminines : des hanches douces, un petit fessier ferme, la naissance de sa menue poitrine se devine sous le chandail vaporeux crop-top qu'elle porte.
Les longues manches tombent sur ses doigts alors que la musique tarde à démarrer. La woltarienne s'approche du lit, d'un premier pas, alors que ses lèvres s'ouvrent, une voix s'élève couplées à des notes solitaires de musiques. Les bras le long du corps, sa tête roule d'un côté lentement, se lève, pends en arrière en appelant un nom avant que ses deux mains s'animent, aggrippent son ventre. Ses doigts se crispent et se relâchent, la woltarienne fait le tour du lit, ses pieds traînent sur le sol jonché de quelques vêtements et d'une tennis usé aux lacets manquants.
Ses mains touchent le matelas, froisse les draps et lentement elle hisse son poids dessus, elle rejoint le woltarien alors qu'elle lui parle, d'une voix poignante dont on devine la puissance qui gronde, de ses nouvelles peurs qui l'empoignent, qu'elle porte en elle pour lui offrir la paix.

Au premier éclatement de la musique, le refrain enchaîne, d'un geste, elle lui touche l'épaule, la joue, ses doigts fins s'emmêlent dans ses moustaches azurs presque en tremblant, elle lui relève la tête vers elle. Elle est à genoux, entre les jambes du mâle dont les bras retombent sur les draps, sans forces et volontés.
La chanteuse est là, au-dessus de lui, à l'appeler de l'attendre, qu'elle donnera chaque nuit son énergie, à lui chanter des louanges suaves et mordantes, un amour qu'elle lui donnera jusqu'à ne plus en avoir.

Mävyvenn sent sa tête se faire emportée de nouveau d'un côté, d'un roulement, elle retombe sur ses genoux, se glisse lentement dans les jambes du mâle qui ne réagit pas, dont la tête retombe sans le soutiens de sa main rouge qu'elle a écarté de son visage pour les serrer en petits poings elle ramène vers sa poitrine. Ses traits se devinent, froissées, concentrées, souffrants, dans une souffrance qui se devine, Mävyvenn relâche ses mains, les remonte le long des poignets des poignets du woltarien, l'invite à l'entourer de ses derniers, à partager cette bulle, l'emmêlement dans lequel ils sont. La woltarienne paraît si frêle et petite dans le lit.
Elle lui promet de le tirer, de porter ses chaînes, d'aspirer le poisons qui semble prendre tout le mâle en face de lui, elle se retrouve à se cambrer en arrière, ses doigts arquées remontent le long de son corps, soulève son pull jusqu'à sa gorge...

Dans un flash, le plan change, brutalement. Sur une parole brève :

« Every bullets I'm taking for you », l'image ne devient plus aussi posée et lisse, moins profesionnelle. On discerne Mävyvenn, habillée d'un treillis militaire miteux, d'un gros sweat à fermeture éclaire bien trop grand pour elle, la capuche rabattue sur son museau. Elle relève son regard vers la caméra, son regard dur vibre d'une vulnérabilité palpable par ses yeux brillants, sa moue neutre qui se brise peu à peu dans une expression légère de tristesse alors qu'elle lève sa main droite de la poche de son sweat, lève un pouce, tend l'index et son majeur, referme les autres et pointent ce mime d'armes à feu sur sa tempe.

Son regard ne lâche pas la caméra elle actionne la gâchette de son pouce, les parole s'arrêtent pour une seconde, deux, perdues, dans la musique et la partie instrumental de ce titre. Au fond, sur le mur de chantier derrière elle, son ombre chute, tombe, des éclats noirs semblable à du sang jaillissent et recouvrent une partie du mur comme si la balle avait été réelle. Mävyvenn reste là, assisse, mais le coup est partie.

L'explosion repart, le refrain reprend, la scène de la chambre est de nouveau à l'écran, Mävyvenn chante avec ferveur, le visage froissé par l'impuissance, le désir, l'espoir qu'elle essaye de transmettre. Ses pouces effleurent le menton du woltarien, puis ses indexs, elle relève cette tête lentement, le woltarien la fixe, un échange de regards capté par la lumière qui se reflète sur leurs iris brillantes. Elle lui parle de ses peurs qu'elle porte, en dépit de tout, pour l'animer, lui rendre une chose volée, brisée, prise.

Dans de nouveaux flashs, le corps de la chanteuse apparaît entrain de danser, par morceaux, le ventre, les jambes, les bras qui s'agitent, son visage serein possédé par la musique autour d'elle, de multiples lumières projettent sur son pelages toutes sortes de couleurs et c'est à peine si on la reconnaît à certains instants.

Enfin le plan revient sur elle, le corps fragile dans les jambes du woltarien et le regard désolé, Mävyvenn ralentit sa voix, la pose, la musique la guide dans les paroles... Le mâle s'anime alors qu'elle chante de prendre deux fois la misère nécessaire, et la moitié de la gloire qui lui reviendrait si cela signifiait qu'il pourrait être le champion de cette histoire. Alors que la parole est encore suspendu dans l'air, le mot apparaît, la caméra change en un gros plan alors que le woltarien bouge, pose ses coudes sur ses genoux, ses mains ballantes effleurant le haut des bras de Mävyvenn sans la toucher. Le mot champion apparaît, enfin lisible à la faible lumière, tordu par sa position, inscrit sur son torse en lettre capitale. Mävyvenn se mord la lèvre durement, sa nuque ne supporte plus le poids de sa tête, elle lève de nouveau deux doigts et sa voix explose, de nouveau, possédée par quelque chose de plus grands qu'elle, qui la touche, la transcende, l'écartèle dans ce titre. Ses yeux bordés de larmes, le visage plissé par la douleurs et une vulnérabilité troublante, elle lui chante qu'elle prendrait deux fois l'agonie, pour la moitié de l'émerveillement si cela signifiait qu'il recevrait...

« If that meant you get twice... »


Le plan change, Mävyvenn est dans un pantalon classique, un t-shirt blanc sur les épaules, elle est seule dans le noire et d'un coup...

« ... Twice the thunder ! »

Tout autour d'elle s'allume, elle écarte les bras en croix, rejette sa tête en arrière d'un même geste brusque et derrière elle s'illumine, d'une lumière blanche, crue, brutale, sèche, toute scène de concert, gigantesque. Avec les projecteurs, les câbles, les entrailles de fers, les passerelles, les rideaux sont tirées, on voit tout de l'arrières scènes, des coulisses d'ordinaire cachés, la salle est grande, prend toute l'image. Mävyvenn n'est plus qu'une forme noire, noyée dans la lumière, en contre-jour, aux bras pendants, le visage tournée vers le ciel. La nuque tendue vers l'arrière désespérément.


Alors le refrain reprends, sans laisser un plan lent pour respirer. Serré, le plan montre les deux visages si proches, Mävyvenn dont les mains se sont égarées de part et d'autres de ce dernier, les doigts emmêlées dans ses moustaches bleus, le bout de ses griffes dans la nuque puissante de ce dernier touchent le dessins d'un tatouage. Elle lâche une main pour frapper de son point son ventre, son torse à plusieurs reprises, secouer la tête comme chasser toute tentative de recul, tous doutes que pourrait avoir son partenaire. Avant que la woltarienne n'agrippe son partenaire, rebrousse son poil de son torse sculpté, passe sur ses abdos et pectoraux avant de se planter dans sa fourrure bleu pofond et ne s'y tienne comme une naufragée échouée à bout de forces.

Les mains du mâle s'animent, s'agitent.
La pièce s'assombrit, sans pour autant briser le jeux de lumières tamisées mis en place dès le début de ce clip.

Les dernières notes de la voix puissantes de possessives de Mävyvenn se pressentent.
Les deux visages se rapprochent inexorablement.

Le plan se serre sur leurs lèvres, la chanteuse penche sa tête, le mâle entrouvre les siennes pour prendre cette bouche offerte et dans une suite de flash étourdissant, les grandes mains du woltariens agrippent les frêles épaules vermillions, elles descendent dans son dos, suivent la courbe de sa colonne vertébrale, la rapproche de lui, les dessins d'encres sur ses doigts sont visibles un bref instant, les lèvres ne sont qu'à quelques centimètres l'une de l'autre pour un puissant baiser. Le temps d'une inspiration, les deux corps se tendent, tirent l'un vers l'autre, un index bleu caresse une pommette du visage de Mävyvenn et enfin.

L'écran vire au noir.
Le nom de la musique apparaît.
Les dernières notes ont été jouées.


Seul reste, encore pour une poignée de seconde, cet intitulé :





******************************New Fears - Mävyvenn Nurs
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