Date:30/1/17

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18/1/17 WAS IV - Livre d'or

Un grand MERCI à vous tous pour vos messages, encouragements, félicitations et autres mots gentils ; merci aussi au coup de main à tous ceux qui ont relayé l'info ; et surtout un grand BRAVO et toute ma reconnaissance aux artistes qui se sont donné A FOND pour le public.

Je ne peux pas répondre personnellement à chacun mais sachez que chacune de vos réactions nous touche au plus profond du coeur!


[HRP : un grand merci aux autrices des dessins et des textes et à la relectrice! Sans votre implication, le WAS n'existerait pas! <3 ]



Livre d'or

Issa Nice a écrit:
Hello Setia ! (oui oui je suis de passage en ville...)

Quelle soirée hier ! Ash, merci du fond du coeur ! Quel travail, quelle organisation, vous étiez tous magiques, et comme j'suis pas un ingrat, je tiens vraiment à remercier et féliciter tous les artistes, et en particulier ma vieille Opa qui a tout déchiré !

Ma soeur m'a appelé, elle a pu regarder le show à la télé depuis Vésén et a trouvé ça incroyable aussi. Je regrette pas d'avoir fait le déplacement pour l'occasion...


On continue la fête ?


Leïa She ôl a écrit:
Alors... je sais pas vous mais, moi, j'avais pas envie que ça s'arrête !

Vrai, de la première minute à la dernière, j'ai tout aimé !

Je sais que c'est pas original mais je remercie tous les artistes, tous, tous, tous . Du frisson, du rythme, de la poésie, il y avait tout dans ce spectacle.

Je voudrais aussi qu'on remercie tous ceux qui sont dans l'ombre, qu'on ne voit pas forcément mais qui travaillent d'arrache-pied pour que les artistes puissent nous présenter un spectacle au top. Les éclairagistes, les cameramen, les décorateurs, bref tous les techniciens. J'ai eu l'occasion d'aller les voir, avant et après la représentation et ça m'a passionné .

J'ai plus qu'une chose à ajouter : à quand le prochain ?



Opaline Althor a écrit:

J'ai été heureuse d'y participer. Cette édition était fantastique et j'ai adoré tous les artistes qui s'y sont produits . Je tiens à remercier Ash de nous avoir offert un tel spectacle et d'avoir accepté de sortir de sa zone de confort pour m'accompagner dans une discipline difficile et réaliser le duo que nous vous avons présenté. Ash est un pro et rien ne l'effraie .

Nous avons tous, je crois, engrangé des souvenirs fantastiques et attendons le prochain WAS avec impatience .



Pomme Saotomé a écrit:
Youha hier c'était Top !!

J'ai participé au WAS 4 pour la 1e fois et c'était une super expérience ! Je suis trop contente de voir les avis du public et comme j'étais aussi public pour les autres numéros je voulais dire c'était trop beau !

Bravo aux autres artistes et bravo à mon joueur d'ocarina qui m'a accompagné, t'étais le plus beau des lutins !

Tout ça m'a fatiguée, le stress retombe mais trop envie de fêter ça avec vous.



Ivy Hakuryu a écrit:
Bonjour,

C'est sans originalité que j'ajoute ma voix à tout ceux qui ont déjà pris le temps de féliciter Ash, ainsi que tous les autres artistes qui ont fait de ce WAS IV un show fantastique.

Une première pour certains, un bonheur de toujours pour d'autres... Vous avez eu le courage de vous exposer sur cette scène, devant nous tous et cette année... Devant tout Woltar ! Pour ça, vous avez mon immense respect.

Et merci surtout à toi, Ash, de m'avoir permis d'y assister.



Harryus Pottius a écrit:
Hier j'ai assisté au WAS IV d'Ash Kay ROYAL, c'était super.


Anaïs Namour a écrit:
je vous attends pour passer la soiree a regarde la tele et nous detendre un peu et on pourrait parler du jolis spectacle que ash nous a donner


rosy farfelu a écrit:
Bonjour,
je vous attends pour féliciter Ash et toute son équipe pour se rêve qui nous a fait vivre félicitation a lui


Haïsché Ophèniela a écrit:
Saluuuut !

Alors, c'était carrément LE FEU ce WAS !! J'ai d'jà bien hâte pour le prochain eheh..


Bobie Jonson a écrit:


Depuis toujours, le WAS a été généreusement pensé, imaginé et créé afin que tous les talents de ce monde, de tous genres et styles confondus, qu'ils soient connus ou discrets, puissent un jour briller publiquement comme ils le méritent.

Mille merci à toi, Ash, mon adoré mari, auteur et producteur de cet innovant concept qui perdure et dont le franc succès n'est plus à prouver. <3

Et toutes mes plus sincères félicitations à ces artistes qui ont eu l'incommensurable courage de monter sur scène, d'entrer dans la lumière et de mettre à nue un peu de leur éblouissante âme...



... Vous m'avez fait rêver... <3


Nathanaël Drow a écrit:


CHAPEAU à tous les incroyables artistes ainsi qu'aux producteurs/organisateurs pour le taff de maaaaalaaaaade fourni pour nous émerveiller et continuer de faire vibrer cette belle ville !

Vous avez vraiment géré et vous méritez une pluie torrentielle autant d'acclamations que de fiestas en votre honneur !!!

BRAVO !


Rowsco Hawkeye a écrit:

Alors, le WAS ?! Avouez ! C'était de la boooooooooooooooombe ! Hallucinant comme on a de SUPERS artistes sur Woltar !


Zachary She ôl a écrit:
J'ai qu'un mot à dire : d'enfer ! Ouais, ce WAS IV était d'en-fer !

J'avais jamais vu un spectacle comme celui-là. Bravo les artistes, vous nous avez mis plein les yeux et les oreilles et j'ai passé des moments... d'enfer... désolé, j'ai pas beaucoup d'vocabulaire sur c'coup mais c'est tell'ment j'suis encore tout r'tourné .





Seisha Shinwa a écrit:
Alors, je ne sais pas vous mais ... Woaaaaah. Mon Père m'en avait toujours parlé, jamais put voir ça de mes yeux mais, j'regrette vachement pas le déplacement. C'était tout bonnement MA-GNI-FI-QUE !

Merci à Ash et son équipe pour tout le mal qu'ils se sont donnés pour nous en mettre encore pleins les mirettes au fils des ans. Franchement chapeau bas les artistes, comme on dit.

J'vais le conter à mes loupios, ça va les faire rêver jusqu'à qu'ils soient assez grand à leur tour pour le regarder. Franchement ... Woaaah. Désolée, j'ai du mal à contenir toute l'excitation que cela m'a fournit. C'était juste ... Voilà quoi !


17/1/17 Woltar ALL STARS - 4e édition!

Le grand soir est enfin arrivé ! Ce genre d'événement, se produit tous les deux ans environ. En effet, le dernier Woltar All Stars commence à dater même s'il avait été précédé de deux autres shows tout aussi animés en l'An 14, le Ash & Compagnie et le Piano Concert de Carenath de Pern. Les trois fois, le public avait répondu présent bien qu'aucun autre spectacle n'ait atteint le succès du WAS II qui avait dû programmer une nouvelle date, la première affichant complet.

Mais cette fois, l'ambiance est un peu particulière. C'est dans une hall disposée au beau milieu du Parc de l'Etang aux zoizates que le spectacle aurait lieu gratuitement et tout Woltar y est convié. Le lieu est immense et des écrans retranscrivent en direct ce qui se passe sur scène pour que même les spectateurs les plus éloignés puissent profiter de l'ambiance et voir nettement les artistes.



Et à cette occasion, le show est retransmis en direct à la télévision pour que les personnes qui n'ont pas pu se déplacer ou qui vivent sans le permis dans d'autres villes puissent aussi en profiter.

Lorsque la nuit est enfin tombée, la foule est d'abord plongée dans le noir. Les conversations animées s'estompent en murmures puis meurent tout à fait.

La scène s'éclaire soudain et la lumière se fige au centre. Jym et Crèpe apparaissent, immobiles.
L'un est assis sur un gros coussin beige, à même le sol, son hang posé entre ses jambes, l'autre est debout juste derrière, face à un grand drap blanc, tenant fermement une palette et un pinceau à la main. De nombreux pots de peintures d'une multitude de couleurs et plusieurs seaux remplis de pinceaux de tailles et de formes différentes les entourent. 



Puis les mains du woltarien commencent à voler au dessus de l'instrument. Les premières notes se font entendre, douces mais rythmées, puis d'autres, plus fortes, et le spectacle qu'ils ont tant travaillé commence... Crèpe, vêtue de son tablier de peinture, trempe son gros pinceau dans la gouache bleue. Sans attendre, elle le noie moins d'une seconde dans son seau d'eau et crée deux immenses projections, une à droite et l'autre à gauche, au centre de la grande toile. Les couleurs se succèdent, et les spectateurs ne peuvent pas encore comprendre où elle veut en venir. Le bas du tableau est caché par le musicien, on ne peut distinguer que de grandes traînées colorées presque irréelles. Le mauve se fond avec le jaune et le vert avec le rose.

Jym, quant à lui, continue de jouer. Les yeux fermés, comme s'il se trouvait envoûté par la mélodie qu'il est en train de créer. Ses mains dansent au dessus du Hang, si vite, et avec une telle fluidité de mouvements que l'on pourrait croire qu'elles volent. De sa position, il ne peut voir ce que l'artiste peint derrière lui, pourtant ses gestes sont presque synchronisés et on ne sait si c'est lui qui décide des gestes de la woltarienne, ou l'inverse.

La peintre prend ensuite ses plus petits pinceaux et dessine précisément des formes bleues et jaunes sous les projections colorées qu'elle vient de peindre. Le morceau semble toucher à sa fin. Elle se presse, ajoute du bleu, du jaune, et avec un pinceau minuscule, grave quelques petits détails encore indiscernables aux yeux du public. De leur perspective, elle a dessiné deux immenses ailes dans le dos de Jym s'alliant parfaitement avec la douceur et l'envol onirique de son morceau.
Ce sont les dernières notes.

Jym rouvre les yeux, calme ses mains et commence à sourire, heureux du son rendu. Crèpe recule de quelques pas pour regarder son oeuvre en se mordant la langue, puis prend un pinceau très fin, le trempe dans la peinture noire et signe d'une main légère sa première toile publique de son nom : Crèpe Drow.
Elle hoche la tête et sourit alors que l'impro de Jym se termine.
Les artiste se rejoignent puis, main dans la main, se mettent sur la gauche de la scène où Ash se tient, un micro à la main, pour laisser aux spectateurs la surprise de découvrir, peint sur la grande toile, un immense zoizate coloré.

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Vêtu d'un smoking d'un bleu très sombre, Ash prend la parole:



- Mesdames et Messieurs, bienvenue pour cet atypique Woltar All stars!

Il laisse libre cours aux ses envies d'acclamations de la foule avant de continuer :

- En effet, non seulement le spectacle de ce soir est offert à tous, mais il se déroule donc dans une salle non fermée et, pour la première fois, intègre donc les arts plastique en prestation scénique. J'ai donc le grand plaisir d'accueillir pour la toute première fois la peintre Crèpe Drow et le musicien Jym de Pern.

Les applaudissements qui se déploient à présent sont entièrement destinés aux deux artistes qui en profitent pour saluer avant de quitter la scène.

- Je vous laisse à présent pour un numéro certes plus classique et néanmoins classieux, une interprétation de la sublime Solyane Charmeuze !

Après un bref instant d'obscurité, un seul faisceau lumineux est allumé et éclaire un objet métallique alors que l'écho d'un bruit de talons vient frapper les oreilles des spectateurs. Solyane prend place derrière son micro vintage qui se dévoile, lorsqu'elle l'attire vers elle et le règle légèrement à sa grande hauteur. Elle fait un signe de tête à sa gauche, sa mèche suivant le mouvement et un piano s'illumine soudain à ses côtés, derrière lequel se tient un pianiste. Le tableau de Crêpe trône toujours en arrière-plan pour que les spectateurs aient tout le temps de l'admirer, d'autant plus qu'il apporte une petite note colorée s'harmonisant avec l'ambiance de la chanson.

Les premières notes se jouent et Solyane, mise en valeur dans sa robe à sequin violet, offre un sourire éclatant au public tout en suivant le rythme avec son bassin attendant sa véritable entrée. Elle approche, entrouvrant ses lèvres charnues, et chante les premiers mots. Regardant le sol, elle ponctue ses syllabes et ses respirations par une gestuelle gracieuse.



Elle s'échauffe doucement lors de ce premier refrain, jusqu'à élever sa voix plus haut et laisser les paroles l'envahir d'émotions. Elle alterne les instants de paupières closes et les échanges de regards intenses avec les spectateurs. Elle vit sa chanson comme si elle y était, tente de les emmener avec elle dans cette histoire, uniquement par les vibrations qu'elle dégage, ses sourires et ses regards.

Solyane décroche le micro de son support et fait quelques pas sur scène, tentant de ne pas se prendre les pieds dans sa longue robe. Ses yeux charbonneux accentuent son regard d'émeraude alors qu'elle sonde la salle et que de sa main libre elle suit le rythme dans l'air. Elle se dirige vers le piano et regarde le plafond durant le refrain laissant sa gorge dégagée pour sortir sa voix la plus rauque.

La chanteuse tourne la tête vers le piano qui fait un solo le temps que le choeur se mette en place sous les lumières tamisées. Les jeunes woltariennes sont parfaitement synchronisées avec les notes de musique. Soly s'installe sur un tabouret se contentant de suivre le rythme avec des mouvements de tête. Elle profite de ce moment d'accalmie avant d'ajouter quelques vibratos pour démontrer toute l'ampleur de sa gamme vocale et embellir la prestation de ses compagnons de scène.

La douce woltarienne reprend l'ultime refrain, dégageant plus de passion et de voix qu'auparavant, donnant tout aux spectateurs venus pour se régaler du show ce soir. Les entendre parfois chanter avec elle et se prendre au jeu la rend plus souriante et ouverte que d'ordinaire. Les dernières paroles sont prononcées et ils peuvent percevoir son bonheur d'être là ce soir.

Sous les applaudissements, elle se relève et se penche légèrement pour saluer le public et d'un immense sourire leur dit "merci" avant de s'éloigner de la scène et disparaître derrière le rideau.

Alors que le public s'attend à voir apparaître le maître de cérémonie sur le devant de la scène, il a la surprise de voir cette dernière pivoter entièrement ! Le demi-cercle qui a accueilli les précédentes prestations laisse sa place à l'autre moitié, dissimulée non par d'épais rideaux de velours rouge sombre comme à l'accoutumée mais par un voilage opaque représentant une sombre forêt qui ondule doucement comme sous l'effet d'une légère brise.

Autour du public, des écrans géants descendent avec lenteur, dévoilant à leur tour une forêt profonde et sombre. L'ambiance est complétée d'abord par des sons de forêt bégyenne, des chants d'oiseaux, des crissements d'insectes et d'écorce, le frémissement des feuillages agités par le vent...

Puis une voix profonde et agréable s'échappe des enceintes :


« Il était une fois Astaldo, roi des Elfes tombé amoureux d'Elenwë, une simple woltarienne. Varda, la reine des Fées, jalouse que celui qu'elle convoitait accorde son amour à une si modeste créature, jeta un sort à Elenwë et la transporta dans une forêt magique et hostile. Dès qu'il apprit cette bassesse, Astaldo se lança à la recherche de son aimée... »

Au fur et à mesure de son récit, la voix du narrateur avait progressivement baissé pour ne devenir qu'un simple murmure. Parfaitement synchronisé, le voile s'était ouvert pour dévoiler une scène plongée dans le noir.

Un carré de lumière se dessine, révélant Opaline/Elenwë couchée, en apparence endormie. Elle paraît se réveiller avant de se lever lentement. Son attention se focalise vers le haut de la scène et un sourire heureux se dessine sur son visage.

Comme venue des nuages, apparaît alors la silhouette de Ash/Astaldo, suspendu par le poignet à un strap. Le fin ruban le descend avec lenteur, dans un ample mouvement de balancier. Ash effectue plusieurs figures acrobatiques. Il s'enroule autour de son bras, part en soleil, accentuant le balancement du drap. La scène, quant à elle, s'est éclairée faiblement et révèle à présent les éléments en volume d'une forêt stylisée animée d'une curieuse faune géante dont la présence et les mouvements distillent une ambiance féerique.

Un serpent géant s'enroule autour d'un arbre, des êtres étranges à demi woltariens virevoltent de toutes parts et des insectes colorés aux formes bizarroïdes évoluent le long des troncs gigantesques dont Astaldo se sert comme tremplin ou pour se reposer brièvement avant de reprendre ses figures.

Il est vêtu d'un ample pantalon d'un blanc immaculé dont l'étoffe légère virevolte au gré de ses acrobaties. Le haut de la scène est laissé dans le noir et l'on ne voit que la silhouette musclée qui évolue avec maestria dans les airs. Lorsqu'il se pose, Astaldo adresse des regards fervents à Elenwë qui le suit des yeux et lui répond par des sourires radieux.

Heureux, Elenwë et Astaldo se retrouvent enfin après maintes dangereuses aventures.

Suite à une série impressionnante de soleils, la fée mâle vient se poser face à sa dulcinée et lui tend la main, l'invitant à rejoindre ses circonvolutions aériennes. La danseuse introduit son poignet dans le strap symbolisant les ailes dont lui fait cadeau son fiancé. Les deux artistes s'enlacent et s'élèvent ensemble pour entamer le duo figurant la leçon de vol que la woltarienne reçoit avant son départ au pays des Elfes.

Ils rejoignent brièvement le sol et gambadent joyeusement avant de s'élever de nouveau. La musique se fait ensuite un peu moins féérique, les choeurs laissent la place au piano puis aux bois pour mieux exprimer et transcender l'émotion et l'amour que partagent les deux personnages. Elenwë s'intègre de mieux en mieux à son nouveau monde une fois passé l'émerveillement premier. Les deux artistes évoluent avec aisance et maîtrise à plusieurs mètres de hauteur, multipliant les acrobaties et entraînant le public dans le bonheur et la joie des deux amoureux enfin réunis.



Puis alors qu'elle s'accroche au cou de son fiancé, les voix féminines et masculines se répondent. Ce ne sont que des vocalises et non des paroles mais les deux chanteurs font ainsi passer le dialogue qui s'installe entre les deux personnages qui démarrent ensemble leur vie dans la forêt. De séparation il n'est plus question. Même lorsque leurs corps s'éloignent, leurs regards restent unis et c'est bien vite que, de nouveau, ils s'enlacent.

Pour terminer, ils fondent ensemble dans la scène et réapparaissent quelques secondes plus tard dans un crépitement bleuté qui vient clôturer leur parade amoureuse et dansante, symbolisant leur plongée commune dans cette grande aventure qu'est la vie à deux.

Une fois que les crépitements se sont tus, Ash et Opaline réapparaissent, sortis de leurs rôles et tout à fait naturels. Se tenant par la main, ils saluent leur public d'une profonde révérence avant qu'Opaline ne regagne les coulisses pendant qu'un micro est apporté à Ash par un technicien tout de noir et de rapidité :


- Merci beaucoup les amis! , répondit-il aux applaudissements et aux cris. Je n'ai pas eu besoin de présenter la talentueuse Opaline, je suppose que tous auront reconnu la tenancière de l'école de danse sétianne Hinata et l'une des gérantes du Delirium. L'artiste que nous accueillons ensuite, peut-être que certains le connaissent déjà car il était présent au dernier Woltar All Stars en tant que jeune talent débutant. A présent, il a tourné deux clips et s'apprête à sortir son premier album. Phoebus Moonlight vient donc vous confirmer son talent dans la prestation de ce soir, faîtes-lui l'accueil qu'il mérite !

Le numéro à peine annoncé, la musique se fait sitôt entendre ainsi que la voix du chanteur avant même que la scène n'ait fini de pivoter. Le micro et le piano, délaissé pour le moment, ont été rejoints par d'autres instruments mais la peinture a cette fois disparu. La tenue de Phoébus est un peu moins classieuse que la dernière fois et lui permet des mouvements un peu différents. De même l'ambiance est d'un autre registre puisque le décor est des plus simples et fait la part belle aux musiciens qui l'accompagnent : Straw Darling à la guitare, Elleira Weaver à la basse et Haïsché Ophèniela derrière la batterie.

Après un premier couplet où la voix de Phoebus s'échauffe dans ses tonalités les plus basses, le chanteur s'anime davantage lorsqu'il est rejoint par les choeurs des musiciens et part dans le refrain aux notes plus hautes et au rythme plus soutenu. Bien qu'il reste essentiellement campé derrière le pied de son micro, le tout jeune chanteur se donne corps et âme à la musique et à son chant, battant la mesure du pied, semblant vivre chaque phrase intensément. Les choeurs viennent appuyer la fin de certaines phrases, insufflant encore plus de dynamisme à l'ensemble alors que quelques cuivres invisibles teintent parfois la mélodie rock d'accents ska.




Sur le deuxième couplet, la part belle est faite aux cordes, Elleira et Straw assurent et semblent prendre autant de plaisir sur scène que le chanteur de ce titre. La sueur commence à gagner le visage de Phoebus qui joue parfois avec sa mèche pour la décoller de son front puis ponctue son chant de gracieux mouvements de mains dont la gestuelle vient souligner son phrasé.

Le refrain, plutôt facile à retenir, commence à être repris par quelques personnes du public alors que Phoebus accompagne son chant de souples mouvements de bassin et d'épaules, de regards et de mimiques destinées au public avant d'accorder une brève accalmie de quelques phrases plus lentes et posées qu'il entonne en partie en fermant les yeux pour se concentrer sur les notes les plus graves de sa tessiture.

Le dernier refrain est entonné avec une ferveur décuplée, il saisit son micro pour libérer les mouvements de son corps qui commence à danser et laisse partir sa voix dans plus de puissance, brisant certaines notes sans jamais les laisser échapper à son contrôle vocal et terminant ce tour de chant en apothéose. Il se révèle sur scène et montre toutes ses facettes les plus délurées auxquelles il ne se livre encore qu'assez peu en soirée et dans le privé.

Avant de quitter la scène sous les applaudissements, la batteuse et Phoebus prennent le temps de saluer chaleureusement leur public avec les autres musiciens. Puis ce n'est pas Ash qui revient sur scène puisque le chanteur brun présente le numéro suivant alors qu'Elleira et Straw reprennent possession de leurs instruments et d'un autre étrange appareil :


- Merci à tous! A la batterie, Haïsché Opheniela! A la guitare, Straw Darling ! A la basse, Elleira Weaver ! On vous laisse avec ces deux-là, histoire que Straw vous montre qu'il sert pas qu'à faire joli derrière sa guitare !

Phoebus lance à son compère une grimace taquine et complice puis disparaît en coulisse en compagnie d'Haïsché.

Straw s'est donc installé à la batterie pour enregistrer leur morceau sur le looper, comme prévu. Ils ont choisi cette chanson car elle ne nécessite pas en permanence les percussions : le jeune woltarien peut enregistrer tout le morceau sur le looper rapidement, puis jouer la chanson à la guitare, son instrument de prédilection.
D'un coup sur les cymbales, le rockeur lance le morceau. Simple et efficace, le rythme augmente en puissance tout au long du morceau sans pour autant laisser deviner au public la véritable mélodie de la chanson. Celle-ci ne comporte pas de solo de batterie, mais Straw ne considère pas ses caisses comme des instruments secondaires : alors, pendant qu'Elley assure le show en occupant physiquement le reste de la scène, il se laisse aller complètement, sa tête et son coeur battant au rythme des percussions.



Quand il a terminé, le public applaudit une première fois, ne se doutant pas de ce qui l'attend ensuite. Straw attrape sa guitare, fait un clin d'oeil à Elley, puis fait résonner sa gratte. Quelques notes très douces en sortent, bientôt rejointes par sa voix, lente et mélancolique. Il actionne le looper et la batterie se fait entendre, suivie aussitôt de quelques lourdes notes de guitare. Le refrain commence. La voix de Straw monte en gamme et en intensité, avant de redescendre. Le même schéma se répète, mais avec plus de gravité. Il jette ses mots comme des pierres dans une eau calme, chaque note et chaque mot regorge d'émotion.

Le second refrain arrive. Straw chante fort, et invite le public à chanter avec lui. Des cris, des sifflements, toute la salle est en transe et participe à l'ambiance. La guitare, la basse, la batterie, la voix, tout sonne à l'unisson et monte en intensité jusqu'à s'éteindre presque tout à fait. Une faible mélodie se fait entendre, accompagnée très vite du public qui bat des mains en rythme.

Le chanteur fait à nouveau résonner sa voix, laissant de côté sa guitare. Ses mains semblent possédées, s'agrippant au micro, ou se positionnant au niveau de ses yeux mi-clos. Il les repose finalement sur son instrument. Il s'écarte du micro et se penche légèrement en arrière, s'abandonnant totalement à sa musique dans un solo plein d'ardeur. Les notes s'enchaînent lentement, puis de plus en plus vite, montant dans les aigus, et apportant plus d'émotion que n'importe quel mot. Ses doigts s'agitent sur le manche, jusqu'au dernier pincement de corde.



Straw se rapproche du micro et chante pour la dernière fois le refrain, ajoutant toujours plus d'intensité à sa voix, qui atteint des aigus dont il ne se savait pas capable. Il semble totalement hors de lui-même, s'éloignant des projecteurs pour le dernier solo de guitare. La batterie, tout s'arrête brusquement, ne laissant qu'une faible mélodie, celle du début, résonner dans la salle. Finalement, Straw lâche une dernière note, qu'il fait durer, en harmonie avec les cymbales de la batterie dans le looper, et les cris du public.
L'apothéose.

Sous les acclamations du public, les deux musiciens quittent cette fois réellement la scène.

L'espace est plongé dans le noir et les personnes du premier rang perçoivent le léger mouvement de la scène qui est encore en train de pivoter. Une petite lumière s'allume sur un coté ne laissant rien apparaître à part un arbre. Les premières notes de musique se font entendre. Tao, caché derrière l'arbre, prend une grande inspiration, fait un pas en avant et apparaît sur la scène. Il porte une longue tunique verte ainsi qu'un bonnet d'elfe, tous deux fabriqués de ses mains pour l'occasion.

Lorsqu'il regarde le public, un peu d'appréhension le submerge, c'est la première fois qu'il va jouer devant autant de monde mais lorsqu'il détache son ocarina bleu de la ceinture et qu'il le porte à sa bouche, l'appréhension disparaît. Il souffle la première note, la lumière s'allume au centre et Pomme commence à danser au milieu de la forêt reconstituée.

Elle porte une combinaison rouge flamme qui dénote par rapport à sa couleur de pelage et au décor de forêt derrière eux. Elle danse au sol quelques instants et regarde son cerceau, accroché à l'arbre d'où est sorti Tao. Elle l'empoigne de ses deux mains et tourne comme une toupie, la tête penchée en arrière et le sourire aux lèvres. Elle regarde Tao attendant le signal sonore.

Tao est déjà subjugué par le spectacle qu'elle offre. Pomme pose une main sur le cerceau, il ne la quitte pas des yeux et suit attentivement chacun de ses mouvements. Puis le cerceau monte peu à peu vers le haut. Tao suit l'ascension de Pomme, émerveillé et parcouru de frissons. Plus elle monte haut, plus le son de l'ocarina s'intensifie. Il imagine tout autour d'elle une forêt d'arbres l'encerclant tendrement et les branches la frôlant inlassablement. À ce moment-là, la lumière s'éteint un court instant. Puis l'écran en arrière-plan plonge un peu plus les protagonistes et les spectateurs dans cette forêt verdoyante. L'image est légèrement animée, on voit la forêt vivante dans le frémissement des feuillages filmés. Entre temps, Pomme est montée sur son cerceau, une jambe tendue vers le sol et l'autre pliée contre le cerceau métallique.

Suivant la musique de son partenaire qu'elle apprécie tant, elle fait une roulade en avant et se retrouve la tête en bas retenue seulement par ses pieds pour ne pas tomber. Elle est concentrée sur son mouvement, bercée seulement par la douce mélodie.

Rapidement elle remonte sur son cerceau, son corps épousant la forme de l'objet, couchée sur le ventre, elle plane dans cette forêt de plus en plus réelle pour elle et oublie totalement le public face à elle. Elle s'étire, le corps penché en avant puis finit par s'asseoir de nouveau caressant d'une main le métal autour d'elle.

Le rythme de l'ocarina change, un son plus doux et plus lent, elle appuie son dos, penche la tête et de ses bras vient toucher ses pieds de l'autre côté. Elle semble toute petite dans cette position. Alors elle lève sa jambe en l'air et ne garde qu'un seul de ses pieds en mains. Elle continue de s'amuser ainsi, levant les jambes, changeant de position sans jamais n'aller plus vite que la musique.



Puis la lumière s'éteint de nouveau et la forêt disparaît derrière elle, Tao assis plus loin reste dans son paysage bucolique. Elle progresse alors sur fond gris, toujours accroché à son arbre pour que le spectateur se concentre sur les mouvements. Mais Pomme garde en tête son univers partagé avec le joueur d'ocarina et danse comme un être sylvestre, alternant grand écart et tournoiement dans des positions plus complexes.



La musique s'intensifie de nouveau alors elle se met à basculer en arrière pour faire plusieurs tours dans son cercle, elle adore ce moment et sourit de toutes ses dents, pensant à une petite fille à qui elle avait appris à faire ça. Elle recommence certaines figures précédentes, son ombre projetée sur le mur rendant encore plus flou son statut d'être réel. Elle fait tourner son cerceau, retenue par une jambe et une main, l'autre jambe pliée dans le même axe que son bras tenant sa cheville, de nouveau la tête en bas, comme une pomme qui devait tomber de son arbre mais restait accrochée de toutes ses forces. Puis elle regarde enfin le public et leur sourit tandis qu'elle disparaît de leur champ de vision.

La lumière s'estompe doucement ne laissant plus de visible que Tao sous le petit arbre, le cerceau et la danseuse ayant disparue. Toute l'attention se porte sur lui dans son beau costume. Tao ferme les yeux et continue à jouer seul quelques instants...

Puis, sous les applaudissements, la scène l'emporte littéralement pour faire apparaître de nouveau la composition plus classique des numéros précédents. Autour de la batterie toujours disposée au centre, l'ensemble forme une configuration rectangulaire éparpillée, avec un ampli de basse vers la gauche, accompagné par un marimba géant.

Les musiciens sont déjà en place, chacun s'étant installés avec sérieux, retrouvant partitions et autres accessoires nécessaires à la prestation. Ne manque plus que la présence de l'artiste pour lequel ils se sont réunis sous les feux de la scène. Car si c'est actuellement Ash qui tient le micro, non, non, vous ne l'entendrez pas chanter !


- Après cette sylvaine prestation de Tao et Pomme Saotomé, nous allons assister au dernier numéro de la soirée. Accueillez comme il se doit Anthony Kira !

Caché en coulisses, derrière les rideaux de velours rouge, ledit artiste écoute avec attention les paroles de l'hôte, presque nerveux. Un tonnerre d'applaudissement lui parvient alors, signe que c'est à son tour de sortir dans la lumière pour prendre possession de la salle. Il réarrange le noeud papillon de son tuxedo et, instrument en mains, il quitte les ténèbres dans lesquels il s'était dissimulé jusqu'à présent et sort à découvert.

Son saxophone aux reflets d'or brille de mille feux alors qu'il s'avance vers le centre, en avant-scène, ou il regagne un microphone pointé en angle vers le bas. Il parcourt du regard la salle, ne voyant guère plus qu'une masse d'ombres dont il devine malgré tout les regards, fixés sur lui. Un petit sourire sur les lèvres, il exécute une courbette dédiée à ses spectateurs, puis se retourne vers le maestro, qui n'attend plus que son signal.

Les lumières s'atténuent alors qu'un doux crescendo monte depuis la scène, suivit par un magnifique solo de piano. Anthony laisse la musique prendre possession de lui, puis porte le bec de son instrument à ses lèvres. Des notes jaillissent de la bouche ronde et dorée du saxophone ténor, envahissant la salle en entier. Les yeux fermés, le musicien marque une pause, puis reprend, doucement, donnant vie aux sons, les accentuant de mouvements corporels collant parfaitement à la mélodie. La plainte sensuelle s'élève et redescend au gré de son maître, appuyée par le piano. On aurait parfois pu jurer qu'elle se mourait, mais, chaque fois, elle revenait, plus forte, plus sensuelle, tantôt avec un vibrato, tantôt en crescendo, avant de retomber, puis resurgir, fragile, sereine.

Des cymbales et des accords de basse et de guitare s'élèvent alors pour rejoindre le piano et le saxophone soliste. Ce dernier reprend, vibrant d'une puissance nouvelle. On sent le band s'agiter, se préparer, et, au sommet de la note du saxophone, la batterie place un court solo, se mélangeant à la levée de la partition soliste, qui entame le thème avec passion.

Le band entier embarque, suivant la voix du ténor, l'accompagnant dans son aventure musicale. Anthony ne fait plus qu'un avec son instrument, semblant produire lui-même les notes et les pousser vers le large pour se faire entendre par ces centaines de paires d'oreilles. Le public est pris d'un silence parfait, en extase devant la beauté du son qui ne semble pas pouvoir venir de cet individu au pelage marin, et qui, pourtant, ne vient de nulle autre part.



Le soliste revient alors vers de longues plaintes sensuelles, retrouvant graduellement l'état de douceur avec lequel il a commencé. Il avait repris son jeu de crescendos et decrescendos, accompagné par le band cette fois ci, et par les six violonistes qui étaient discrètement apparus des coulisses et s'étaient joints au reste. On sentait dans leur chant la familiarité du début de la pièce, mais aussi le progrès qui semblait s'être fait au cours de l'histoire sans paroles. Les yeux clos, Anthony sortit des contraintes et s'envola en improvisation, testant les limites, marquant des pauses bien placées, avant de pousser son instrument sur une note puissante annonçant le retour à l'action. Autant sur le visage du musicien que dans ses cris mélodieux chantés au travers du saxophone, l'émotion crève les yeux.

Le soliste retrouve alors son calme hypnotisant, et répète quelques fois ses notes en s'effaçant doucement pour laisser la place de la finale au band qui l'a suivi du début à la fin.

Le maestro se retourne alors vers le public, annonçant ainsi la fin officielle de la prestation. Sous le tonnerre d'applaudissements, Anthony souffle, souriant. Il salue le public, le remerciant, puis s'écarte en montrant le band et les violonistes d'un vaste geste; ils méritent tout autant les applaudissements. Il finit par regagner les coulisses au pas de course en levant un bras en dernier signe de reconnaissance.


Le band enchaîne sur un morceau très dansant alors que Ash réapparaît avec un micro pour l'annonce finale aux spectateurs :


- Merci à tous d'avoir suivi ce spectacle ! Et surtout un grand merci et un immense BRAVO à tous les artistes qui nous ont offert le meilleur d'eux-mêmes !
Une fois n'est pas coutume, l'after aura lieu ici même, je vous invite à danser au rythme des morceaux de ce formidable jazz band qui va nous accompagner une bonne partie de la nuit ! Le bar ouvre dès maintenant, boisson gratuite à volonté et BONNE SOIREE A TOUS!!


Le band est bientôt rejoint par Anthony Kira, saxophone ténor accroché au cou, comme pour son numéro. Le woltarien porte un fedora, tout comme ses compagnons. Le sien noir de jais. Ils s'enflamment tous sur le même thème. Tantôt une mélodie commune, tantôt un solo fou de trompette, puis Anthony qui mène en soliste jusqu'à la fin, avec improvisation à volonté. Il quitte même la scène pour rejoindre par instants le public dansant. On sent l'énergie sans fin et la folie pure des artistes dans leur musique et leur rythme effréné, incitant le public à venir les rejoindre, à partager cette excitation qui a été présente tout au long de la soirée, et qui est restée toujours aussi vive, même à la fin.

11/1/17 Woltar All Stars IV


Chers amis,

J'ai l'immense honneur et plaisir de pouvoir enfin vous dévoiler l'afficher du très attendu Woltar All Stars!




Ce sera le dixième auquel je participe et le neuvième que je dirige et dont j'ai été l'initiateur. Evidemment, sans compter les trucs organisés pour le Jour de l'An 14 à Tropico où j'en ai vraiment bavé pour arriver à danser sur la glace à peu près correctement.
Bref, ça méritait bien une petite action pour marquer ça.


Hé oui, vous avez bien lu, cette fois, pas de réservations, pas de bistickets, le spectacle sera en libre accès!
J'espère donc vous y voir plus nombreux que jamais!

Et je peux vous jurer que le prochain show, ce sera l'heure des bilans, et vous aurez droit à quelque chose de totalement exceptionnel pour célébrer ça!

Ash

6/1/17 WAS IV SOON - Retour sur le WAS II


Les amis, je suis content de pouvoir vous faire découvrir la vidéo d'une artiste du WAS II qui sera de nouveau présente pour le WAS IV!

J'espère que cela donnera envie aux petits jeunots qui n'étaient pas encore nés ou pas Majeurs à cette époque de venir découvrir cette année ce que c'est qu'un spectacle Woltar All Stars!

Ash


Après un nouvel interlude de pénombre, une lumière bleue éclaire la scène où a été installé un petit piédestal rond muni en son centre d'une barre de pole dance. Opaline est lovée autour, apparemment endormie. Une musique lente et obsédante s'élève. L'éclairage alterne entre le bleu et le noir tandis que la danseuse reste prostrée.

Enfin, elle paraît sortir de sa torpeur. Elle relève la tête et tend un bras pour saisir la barre. Elle se redresse lentement, en mouvements reptiliens, pour s'y coller et se dresser brutalement, jambes écartées, sur des chaussures aux talons vertigineux. La woltarienne est vêtue d'un maillot noir à très larges résilles qui accentuent la minceur de son corps de danseuse. Ondulant toujours comme une algue prise à un courant tranquille, elle saisit finalement l'axe métallique des deux mains et, s'élevant à peine, paraît marcher dans les airs.

Elle rejoint le sol pour affermir sa prise et part vers l'arrière avec lenteur, pour terminer en grand écart, à la parallèle de l'axe. Elle quitte cette position pour s'élever le long de la barre, ondulante, reptilienne, comme un insecte étrange et gracieux. Opaline multiple les figures, tantôt en grand écart, tantôt suspendue par un seul bras, tête en bas ou encore à la perpendiculaire, tournant autour de la barre, montant, descendant au gré des enchaînements. Elle se laisse aller vivement vers le bas pour s'arrêter près du sol et mieux reprendre son ascension. La fluidité de ses mouvements donnait à croire qu'elle évolue, non pas dans l'air, mais dans l'eau et fait oublier ce que cet exercice exige de force musculaire et de concentration. Une prise mal assurée, une pression trop relâchée signifierait la chute mais Opaline semble ne pas s'en préoccuper. Suspendue à ce qui semble devenu l'axe de son existence, elle suit la musique et évolue avec légèreté.



Elle ne touche à nouveau le sol qu'une seule fois au cours de son numéro pour repartir en ascension presqu'aussitôt. Elle s'arrête mi-hauteur et, la barre enserrée entre ses jambes, écarte les bras pour offrir un salut aux spectateurs. Elle monte enfin une dernière fois au sommet de la barre, exécute une dernière figure et se laisse glisser presqu'au sol avant de s'arrêter et, finalement, reprendre sa position lovée autour de la barre à la fin du morceau. Elle se relève sous les applaudissements, souriante et envoie un baiser à l'assistance avant de quitter la scène.

Le vide et le silence venant de la scène se prolonge un peu plus qu'après les autres numéros alors que le public se déchaîne.

2/1/17 Réveillon An 17

La soirée battait son plein, orchestré avec maestria par les deux maîtres de cérémonie. Après cette semaine de travail acharné, Ash se laissait porter, déambulait au milieu de cette décoration luxuriante, un léger sourire aux lèvres et ne faisant qu'assez peu de commentaire. Il se contentait de savourer le fait de ne presque rien organiser et simplement profiter, conservant la main de sa femme dans la sienne presque en permanence.

Le dîner est délicieux, coloré, vraiment digne de ce que l'on peut trouver à Tropico et il ne se prive pas de lui faire honneur, bavardant de tout et de rien avec Bobie et ses voisins de table. Il connaissait déjà tout le monde au moins de vue et ceux à qui il n'a jamais parlé, il ne demande qu'à les connaître plus amplement.

Il assiste également à la danse tropicalienne avec un sourire amusé. Emavina et Nate sont allés jusqu'à débaucher toutes les beautés de l'île pour ramener un peu plus d'authenticité à leur fiesta. Il a du mal à résister, il connaît cette chorégraphie par coeur, il l'a si souvent dansée... Mais son costume blanc aux motifs noirs de Tropico est bien trop étriqué pour se permettre tous ces mouvements. Et puis ce n'est pas encore son moment et il sait que dans les minutes qui suivent, il va jouer le rôle bien plus discret de Monsieur Jonson. Et, au final, ça lui convient tout à fait.

Evidemment, il n'a pas participé à la tombola puisque leur villa est déjà richement décorée et en permanence remplie des oeuvres terminées ou en cours de Bobie. Cela ne l'empêche absolument pas d'applaudir à tout rompre l'apparition de la toile mise en jeu. Il presse amoureusement la main de sa femme et lui lance un regard pétillant de fierté et d'encouragement. C'est sûrement bienvenu car la petite bleue se fait bien vite repérer par l'organisateur de la soirée et elle est conviée à se montrer. Avant de la laisser partir, il embrasse la paume de sa main puis la pousse gentiment. Ensuite, il est le premier et le plus fervent à lancer clameurs, sifflets et applaudissements jusqu'à ce que Nate reprenne la parole.

Malheureusement, le devoir l'appelle maintenant et il n'est plus là lorsqu'elle regagne sa place, il n'assiste pas non plus au tirage mais tout le monde lui pardonnera car c'est pour la bonne cause ! Nul dout que Bobie était de toute façon prévenue qu'elle récupérerait son mari à l'étage du dessus !

En effet, il part s'équiper et se changer dans un petit coin discret que les maîtres de soirée n'auront pas manqué de réserver. Pendant que s'effectuent le tirage, la remise du prix et la migration, il en profite pour faire quelques mouvements et exercices afin de bien s'échauffer. Une fois prêt, ses deux torches enflammées et guette le signal de son assistant indiquant que tout est prêt sur le toit. Il n'a pas vraiment le trac, c'est un simple exercice de jongle qu'il a répété maintes fois, il a une confiance absolue dans le fait ne réussir à ne pas enflammer le toit de parapluies imaginés par Ema et Nate et ce serait peut-être un brin présomptueux si son équipe technique n'avait pas en fait veillé à ce qu'ils soient parfaitement ignifugé. Surtout qu'il compte bien donner des sueurs froides aux invités et ne pas leur donner l'impression que n'importe qui peut ainsi jouer avec le feu.

Une fois sa prestation effectuée, il retrouve bien vite sa petite bleue préférée et la rejoint. Il fait mine de vouloir l'embrasser alors qu'il a les babines encore toute empestée des relents du spido qu'il a craché mais s'en abstient avec un rire et son assistant apporte alors une petit fiole de solution astringente et mentholée pour bien se rincer et se gargariser. C'est donc la bouche pleine qu'il accueille les remerciement d'Ema et lui répond par un petit clin d'oeil silencieux. Il se tient ensuite en retrait pour écouter l'annonce des Rois et Reines de la soirée. Il reste vêtu de son pagne en vertu de la promesse qu'il a faite de dispenser de petits cours de danse informels durant la soirée à qui le demanderait. Et de toute façon, même si à Sétia il fait toujours un peu frisquet à son goût, il se sent très bien dans ce genre de tenue légère.

Roxy quant à elle, avait également bien batifolé et profité du festin. D'ailleurs, avant de monter à cet étage, elle s'était emparée de plusieurs morceaux de wananas parce que bon, hein, danser, ça donne faim. Quand on la connaissait et qu'on la voyait, on était vraiment en droit de se demander où passait tout ce qu'elle ingurgitait. Elle était donc immobile près de son cavalier, dans sa somptueuse robe aux couleurs de l'île au moment de la blague d'Ema et Nate.

Elle lève les yeux au ciel. Non mais, vraiment, son coloc et sa dulcinée, elle les connait par coeur ! Elle jette donc un énième morceau de fuit dur au fond de sa bouche attendant qu'on annonce les noms d'un quelconque couple très populaire qui aurait autant fait sa promo que Roscowe et Khaly et... déglutit de travers en entendant que c'était elle que l'on appelle. Le morceau dur de fruit jaune se coince dans sa gorge et elle doit se frapper le sternum pour le faire descendre avant de se faire entraîner sur la scène par Kelen. Elle le suit et sent qu'on lui pose un truc sur la tête. Elle regarde la foule acclamer, totalement éberluée, comme si c'était encore une blague que l'on faisait. Puis elle porte ses immenses yeux d'émeraude écarquillé sur son cavalier et le voit aussi couronné puis le regard de Nate cette fois n'est plus du tout espiègle mais plutôt de cette teinte de bienveillance sincère qu'il a pour elle. Alors, en toute logique n'est-ce pas, elle se jette d'abord dans les bras d'Ema, puis dans les bras de Nate et enfin seulement dans ceux de son cavalier. Elle touche son diadème en y croyant toujours pas.

Lorsque les organisateurs annoncent la bachata, on lui voit un regard de biche effarouchée.


- Ah non-non-non, moi j'danse pas ça !

Mais elle n'a pas vraiment le choix alors elle se laisse finalement convaincre, l'allure un peu gauche avec sa silhouette dégingandée dans cette robe longue qu'elle n'a pas l'habitude de porter. Ah oui, vraiment, les baggys amples et les fuseaux moulants, les mouvement de hip-hop et autres acrobaties, ça, ça la connaît ! Mais ce genre de danse sensuelle et très collé-serré, ça n'est clairement pas son élément. Cependant, elle se perd dans les yeux bleu-mauve de Kelen et finit par se laisser, les joues toutes empourprées bien que sa couleur très foncée ne permettent pas forcément de bien le distinguer.

Finalement le moment fatidique approche mais il sera bien loin de sonner la fin de la soirée. Chacun vaque à ses petites occupations, entre danse tropicalienne et initiation, danses plus modernes et autres petites activités, certains, sans doute, sont allés se perdre dans les coins plus discrets et nul ne doute que le feu d'artifice sera de toute façon pensé pour être visible de tous les coins du yacht sauf peut-être les cuisines !


Après un spectacle pyrotechnique fabuleux, lorsque les deux chefs d'orchestre se sont enfin jetés à l'eau, Ash entraîne sans hésiter sa femme vers le bord. Il voudrait être le premier à saute la rambarde mais Bobie n'a pas la chance d'être comme lui déjà débarrassée de sa tenue de soirée. Qu'à cela ne tienne, ils courent quand même et la jolie bleue parvient à faire passer sa belle robe et la balance par-dessus la tête pour qu'ils sautent dans l'eau main dans la main en lançant un immense :


- BONNE ANNEEEEEEEEEEEE!